Aude : Après l'Angleterre, l'Isère et Toulouse, l'Aude touchée par l'épidémie d'incendies visant les antennes-relais

TELEPHONIE Une enquête a été ouverte après l’incendie d’une antenne-relais sur la commune d’Azille, au nord est de Carcassonne

B.C. avec AFP

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Une antenne-relais a été incendiée dans l'Aude. (Illustration).
Une antenne-relais a été incendiée dans l'Aude. (Illustration). — GILE MICHEL/SIPA

Entre le 5 mai et le 13 mai, deux antennes-relais ont été incendiées à Toulouse. Des flammes qui n’avaient rien d’accidentel, un blog anarchiste ayant même revendiqué quelques jours après le feu volontaire mis à celle située près du pont de l’Embouchure. Un acte de vandalisme pour lutter contre la communication et la surveillance de masse.

Et ces cas sont loin d’être isolés. L’Europe a vu se multiplier ces dernières semaines les incendies contre les antennes-relais de téléphonie mobile. De l'autre côté de la Manche, de nombreux pylônes ont aussi été visés.

Dernier feu en date, sur la commune d’Azille dans l'Aude. Une enquête a été ouverte par le parquet de Carcassonne et confiée à la gendarmerie de l’Aude. Elle a été ciblée dans la nuit de vendredi à samedi, « a priori sur intervention d’un tiers ». Cette antenne, une borne 4G ++,  desservait jusqu’à présent les trois opérateurs téléphoniques Free, SFR et Bouygues.

Au total, plus d’une vingtaine de faits similaires ont été recensés récemment en France, comme cela a été le cas en Isère la semaine dernière, où le parquet de Grenoble a expliqué qu’il privilégiait la piste de « l’ultragauche anarcho libertaire », comme dans le cas toulousain.

Si dans certains cas, la revendication porte sur la lutte contre le contrôle de la population, dans d’autres cas, la théorie du complot pointe son nez. Une fake news, décryptée ici dans notre rubrique «Oh my Fake», a ainsi circulé ces dernières semaines liant la pandémie de Covid-19 au déploiement de la 5G.