Violences conjugales : Davantage de plaintes mais peut-être moins de féminicides durant le confinement, selon Marlène Schiappa

VIOLENCES La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa a par ailleurs indiqué que près de 500 personnes étaient passées par les points contacts mis en place

20 Minutes avec AFP

— 

La Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations.
La Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations. — ¬'Eric Dessons/JDD/SIPA

Un bilan très mitigé. La secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a indiqué ce jeudi sur France Inter que la plateforme dédiée aux violences conjugales avait reçu cinq fois plus de signalements qu’en temps normal durant les huit semaines de confinement. Elle a ajouté que « 36 % de plaintes en plus » avaient été enregistrées.

« Mais il y aurait eu, je mets beaucoup de guillemets et beaucoup de prudence, moins de féminicides que d’habitude », a-t-elle poursuivi, évoquant un féminicide « tous les 4,2 ou 4,4 jours » au lieu d’un tous les trois jours ou deux jours et demi.

Près de 500 personnes dans les points contacts

La secrétaire d’Etat a aussi fait état de « 200 appels » d’hommes à la ligne dédiée à l’accompagnement des hommes violents ou s’apprêtant à le devenir.

S’agissant des signalements dans les « points contacts » mis en place pour aider les femmes victimes de violences, « près de 500 personnes » sont « passées dans les hypermarchés ». « On peut considérer que ce n’est pas beaucoup, mais si à 500 reprises, il y a eu une femme qui a trouvé un accompagnement, un hébergement, c’est positif », a-t-elle estimé. « Dans les pharmacies, il y a eu des signalements qui ont donné lieu à des gardes à vue et à la protection de femmes », a-t-elle assuré. Marlène Schiappa avait annoncé récemment que ces dispositifs seraient maintenus après le confinement.

Un module dans l’examen des chauffeurs VTC ?

La secrétaire d’Etat a par ailleurs indiqué travailler à « la généralisation de l’arrêt de bus à la demande en soirée et la nuit », dans le cadre d’un plan de lutte contre le harcèlement de rue. Elle a aussi précisé qu’elle réunirait, avec le secrétaire d’Etat aux Transports, les plateformes VTC pour travailler « sur l’intégration d’un module de lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans l’examen pour devenir chauffeur ».

Uber est visé en France par une série de plaintes de clientes accusant des chauffeurs d’agressions, certaines reprochant à la plateforme une réaction inappropriée ou inefficace. « Uber va offrir 1.000 trajets en partenariat avec le 3919 pour conduire des femmes au commissariat ou dans leur nouvel hébergement », a-t-elle dit également.

Elle a aussi évoqué le développement d’un réseau de « lieux sûrs », avec le code « demandez Angela » permettant de demander de l’aide, déjà mis en œuvre dans plusieurs villes de France.