Coronavirus : Vers une commission d’enquête à l’Assemblée en juin

EPIDEMIE Le député Damien Abad (LR) pourrait être le rapporteur de cette future commission d’enquête

20 Minutes avec AFP

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L'Assemblée nationale (image d'illustration).
L'Assemblée nationale (image d'illustration). — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

L’Assemblée nationale devrait lancer une commission d’enquête sur la crise du coronavirus dès le mois de juin. Elle devrait ainsi s’ajouter à celle du Sénat, à majorité de droite, a appris l’AFP ce mardi.

Le président de l’Assemblée Richard Ferrand (LREM) avait installé début avril une simple mission d’information, devant se doter des prérogatives d’une commission d’enquête au « retour à la normale » après l’épidémie. Les députés LR plaidaient alors pour un lancement de celle-ci à l’automne.

Un rapport d’étape attendu fin mai-début juin

Depuis, le Sénat a acté la mise en place de sa propre commission d’enquête sur la crise sanitaire en juin. « Nous n’allons pas faire le procès, ce n’est pas notre objectif, de l’Etat. Notre objectif, c’est de voir ce qui a fonctionné, ce qui a mal fonctionné, pour en tirer des leçons », selon le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau. Aux yeux de son homologue à l’Assemblée Damien Abad, qui en a parlé avec Richard Ferrand, « c’est important que l’on ait une harmonisation des calendriers ».

La mission d’information devrait rendre « un rapport d’étape fin mai-début juin » et « la commission d’enquête pourrait se réunir en juin, c’est ça l’objectif », a déclaré le patron des députés LR en visioconférence de presse. Damien Abad « réfléchi (t) » à prendre la fonction de rapporteur de la future commission d’enquête, fonction réservée au premier groupe d’opposition. Richard Ferrand doit en conserver la présidence.

De son côté, le groupe des députés PCF a décidé de lancer une commission d’enquête sur « les dysfonctionnements dans la gestion sanitaire de la crise du coronavirus ». Après un feu vert sous conditions de la garde des Sceaux, le groupe d’André Chassaigne attend que sa demande soit examinée en commission des Affaires sociales à l’Assemblée. « Si l’on veut une commission d’enquête efficace, il ne faut pas tarder », a plaidé mardi Pierre Dharréville, porte-parole des députés communistes.