Parcoursup: Les premières réponses aux vœux des Terminales sur la plateforme tombent ce mardi

EDUCATION Malgré des lycées toujours fermés en raison de l'épidémie de coronavirus, les premières réponses aux vœux d'études supérieures arriveront dès ce mardi soir pour les Terminales

20 Minutes avec AFP

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La plateforme numérique Parcoursup. (illustration)
La plateforme numérique Parcoursup. (illustration) — XAVIER VILA/SIPA

A partir de 17 heures ce mardi soir, tous les élèves de Terminales de France pourront se connecter sur Parcoursup et voir si leurs premiers vœux d’études supérieures ont été exaucés.

Malgré la fermeture des lycées depuis le 16 mars dernier à cause de l’épidémie de coronavirus, la plateforme​ chargée de recueillir et gérer les vœux d’affectation des futurs étudiants de l’enseignement supérieur a continué de fonctionner. La procédure, le calendrier ou encore le traitement des dossiers par les jurys n’ont pas été bouleversés assure Guillaume Gellé, président de la commission formation de la conférence des présidents d’université (CPU).

Les propositions envoyées jusqu’au 15 juillet

Afin que tous les candidats puissent consulter simultanément leur dossier, la plateforme proposera dans un premier temps un mode « consultation », puis au cours de la soirée, ils pourront commencer à répondre aux propositions qui leursont été faites.

Les élèves de Terminales seront alertés dès qu’ils recevront une ou plusieurs propositions d’admission, assure le ministère de l’Enseignement supérieur. Les épreuves terminales du baccalauréat étant annulées, ces propositions seront envoyées sans interruption, du 19 mai jusqu’au 15 juillet.

Le difficile accompagnement des élèves dans leur choix d’orientation

« Les candidats avaient validé leur dossier avant le confinement », rappelle aussi Philippe Vincent, secrétaire général du SNPDEN, principal syndicat des chefs d’établissement. Le fait que le bac soit validé cette année via le contrôle continu ne devrait donc pas avoir d’incidence sur Parcoursup.

Cependant, « de nombreux lycéens sont perdus », assure Mathieu Devlaminck, vice-président de l’organisation lycéenne UNL. « A la peur de ne pas avoir de place dans l’enseignement supérieur, s’ajoute cette année la crainte de ne pas faire les bons choix d’orientation, en l’absence d’interlocuteurs ».

« La situation actuelle complique forcément le suivi des élèves et leurs choix d’orientation, reconnaît Philippe Vincent, du SNPDEN. Il va falloir que les lycées ciblent les élèves les plus en difficulté pour les accompagner. »