Le président de la fédération des chasseurs s’explique après avoir proposé de « piéger les chats »

POLÉMIQUE Willy Schraen a laissé entendre qu’il pourrait être critiqué pour ses propos, et cela a bel bien été le cas

20 Minutes avec agence

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Un chat (Illustration)
Un chat (Illustration) — Pixabay

Après s’être positionné en faveur du « piégeage » des chats lorsqu’ils se trouvent à plus de 300 mètres d’une habitation lors d’un direct diffusé sur Facebook, le président de la fédération des chasseurs, Willy Schraen, s’est attiré les foudres de nombreux internautes. Une réaction à laquelle s’attendait le principal intéressé, au moment où il a fait sa déclaration.

« Il faut trouver une solution »

« On nous reproche la chasse, on nous reproche la corrida, on nous reproche les combats de coqs, on nous reproche plein de choses alors maintenant, si on piège les chats, je ne vous dis pas à quoi ça va ressembler », a confié Willy Schraen juste après avoir évoqué l’idée d’attraper les chats via un dispositif. Selon le président de la fédération des chasseurs, cette mesure serait utile pour protéger la biodiversité.

« Il y a un moment, on va finir par devoir agir sur le chat. Le chat tue […] bien plus d’animaux que les chasseurs, c’est même pas à comparer. Il faut trouver une solution », avait-il déclaré pendant le direct diffusé sur la page du magazine Chassons.com, le 4 mai dernier.

Lynchage sur les réseaux sociaux

Cette intervention a ensuite été partagée par le journaliste Hugo Clément sur ses réseaux sociaux, trois jours plus tard. « Certes, les chats sont un problème pour certaines espèces d’oiseaux. C’est pour cela que les associations demandent de limiter leur nombre en les stérilisant massivement », a commenté le journaliste. « Mais mettre le recul de la biodiversité sur le dos des chats est particulièrement cocasse venant de l’espèce humaine », a-t-il ajouté.

De nombreux commentaires insultants à l’encontre de Willy Schraen ont ensuite inondé les réseaux sociaux. Une femme a même lancé une pétition pour qu’il soit « puni pour ses dires ». Pourtant, certaines associations de protection de la biodiversité, à l’instar de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), mettent également en avant le grand nombre d’animaux tués par ces petits prédateurs et leur impact environnemental.