Déconfinement en Vendée : Une pétition demande la réouverture du Puy du Fou

LOISIRS Plusieurs élus du département et de la région ont décidé d'interpeller le président de la République

Julie Urbach
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Le Signe du triomphe et son combat de gladiateurs, l'un des spectacles phares du Puy du Fou.
Le Signe du triomphe et son combat de gladiateurs, l'un des spectacles phares du Puy du Fou. — F.Perry/AFP
  • Une pétition demandant la réouverture du site touristique réunit près de 1.500 signatures en quelques heures.
  • « Les équipes du Puy du Fou sont des professionnels de la sécurité et des flux », plaide le texte.

En quelques heures, près de 1.500 personnes ont déjà signé. En Vendée, l’impatience monte autour de la réouverture du Puy du Fou, programmée initialement le 4 avril. Fermé depuis le début du confinement, le deuxième parc à thème de France derrière Disneyland en termes de visiteurs (2,3 millions en 2019) espère pouvoir vite démarrer sa saison. « Au moment même où les parcs, les jardins et les zoos rouvrent leurs portes… le Puy du Fou est toujours en attente », se désole Véronique Besse, la présidente du Pays des Herbiers, qui a lancé cette pétition avec le soutien d’Yves Auvinet, président du conseil départemental et Christelle Morançais, son homologue à la région des Pays-de-la-Loire.

Par ce texte, adressé au président Macron, les élus souhaitent en fait mettre la pression à deux jours d’un comité interministériel du tourisme, qui doit sceller le sort des campings, restaurants ou grands sites de loisirs. « Les équipes du Puy du Fou sont des professionnels de la sécurité et des flux », plaident les signataires de la pétition, qui avancent que le site est « indispensable à la relance économique régionale ».

Une réouverture début juin ?

Il y a quelques jours, Nicolas de Villiers, le président du Puy du Fou, confiait à 20 Minutes qu’il espérait une réouverture du parc le 2 juin prochain, dans le respect des mesures de distanciation sociale. « Nous savons que cette saison ne sera pas en demi-teinte mais très sinistrée, car nous n’aurons pas notre clientèle étrangère, estime-t-il. La limitation de déplacements des Français peut impacter gravement notre activité. En rouvrant début juin, c’est une façon de débuter avec deux mois de retard certes, mais de façon progressive. Nous accusons déjà une perte financière très importante, évaluée à 50 millions d’euros. »