Déconfinement en Nouvelle-Aquitaine : La plupart des plages vont pouvoir rouvrir dès ce week-end, mais sans doute jusqu'à 19 h seulement

BOL D'AIR A la demande des maires, la préfète de la Gironde a confirmé qu'elle se prononcerait sur la question de la réouverture des plages avant la fin de la semaine, mais qu'elle appliquerait des restrictions

Mickaël Bosredon et Marion Pignot
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Accès à la plage à Soulac sur le littoral Atlantique
Accès à la plage à Soulac sur le littoral Atlantique — Mickaël Bosredon/20 Minutes
  • Les maires du Pays Basque se sont regroupés pour déposer une demande commune de réouverture des 35 km de plages les concernant.
  • En Gironde, 17 des 20 communes du littoral ont ou vont déposer une demande de réouverture.
  • Le concept de plage dynamique devrait être retenu, ainsi que des horaires qui seraient compris entre 9 h et 19 h.

Ce mardi matin, plusieurs balades en bord de mer, sentiers littoraux, ont pu rouvrir aux marcheurs. Pourront-ils poser un pied sur la plage dès le week-end prochain ? Sauf retournement de situation, cela devrait être possible.

« Le préfet pourra autoriser au cas par cas des ouvertures de plage, a confirmé lundi la préfète de la Gironde, Fabienne Buccio. Nous avons donné un cadrage général aux maires, et je me suis engagée à leur donner une réponse avant le week-end prochain. » Pour peser davantage, les élus locaux se sont organisés. Dans plusieurs départements, ils ont décidé de se regrouper.

« Le surf ne se fera pas comme avant »

C’est le cas au Pays Basque, où les maires de Biarritz, Bayonne ou encore Bidard vont déposer ce mardi soir une seule et même demande de dérogation en préfecture, pour une réouverture commune des 35 km de plages. Contacté par 20 Minutes, le maire de Bidart Emmanuel Alzuri estime que cette demande de dérogation, qui court jusqu’au 2 juin, porte « sur une période stratégique » dans laquelle il y a notamment « le week-end de l’Ascension, qui équivalait dans le monde d’avant à un week-end de haute saison. »

Tous les maires de la côte basque se sont engagés « sur des principes partagés, avec notamment cette idée de plage dynamique, dans laquelle les activités nautiques seraient autorisées (mais pas surveillées) tandis qu’il serait interdit de s’asseoir sur la plage. »

C’est la fédération de surf qui la première avait lancé cette idée de la plage dynamique, calquée sur le modèle de plusieurs autres pays dont l’Australie. « Il permet de vivre la plage comme une installation sportive, explique le président de la fédération Jean-Luc Arassus. Le surf ne se fera pas comme avant et le sable ne devrait devenir qu’un lieu de passage. Ne pas rester sur la plage, surfer le plus près de chez soi, aller le plus vite possible de l’endroit où l’on stationne à la plage, se changer le plus rapidement possible, limiter son temps de surf et repartir le plus vite possible seront les bases. Il faudra également éviter les regroupements sur le parking, sur la plage… »

Dix-sept communes du littoral de Gironde vont demander une réouverture

La plage dynamique est un principe également défendu en Gironde par les 20 maires des villes côtières. Dix-sept d’entre eux ont ou vont déposer une demande de dérogation pour ouvrir ce week-end, a indiqué ce mardi après-midi lors d’une conférence téléphonique Fabienne Buccio. La commune du Verdon-sur-Mer, n’a pas déposé de demande, et celles de Biganos et du Teich n’ont pas de plage à proprement parler.

Pour l’ensemble des plages concernées, on se dirigerait vers une ouverture limitée de 9 h à 19 h, « pour éviter les apéros de groupes en soirée » précise Sophie Panonacle, députée LREM d’Arcachon, qui défend depuis plusieurs semaines la réouverture des plages. « On souhaite aussi harmoniser l’accès aux plages avec un sens d’entrée et de sortie et un aménagement des parkings », indique-t-elle.

Prochaine étape, les cafés et restaurants

Les élus insistent sur le fait que ces demandes de dérogation, seront valables jusqu’au 2 juin, date à laquelle la question des plages sera réévaluée. « Ce sera donc une période de transition qui permettra d’évaluer sur le terrain comment ça se passe, analyse Sophie Panonacle, notamment la gestion du flux de personnes. »

Etroitement lié à la concertation sur la réouverture, le président de la fédération de surf explique également « qu’il était important de ne pas perdre quatre semaines, que cette période du 11 mai au 2 juin était nécessaire pour peaufiner et expérimenter les protocoles proposés et tenter d’être le plus efficace possible pour accueillir dans les meilleures conditions tous les usagers de la plage le 2 juin. »

Cette évaluation « se fera aussi dans le but d’ouvrir les cafés et les restaurants », ajoute la députée LREM. « Sur le bassin d’Arcachon par exemple, tout est lié, poursuit-elle. Et si tout se passe bien, on tentera d’ouvrir les cafés et les restaurants à partir du 2 juin, avec plusieurs possibilités devant nous, dont celle de donner aux établissements la possibilité d’agrandir leurs terrasses extérieures. Cela peut-être un moyen de lancer le redémarrage de l’activité. »