Coronavirus : Un deuxième chat testé positif en France par l'école vétérinaire de Toulouse

EPIDEMIE L’école vétérinaire de Toulouse a détecté la présence du SARS-CoV-2 chez un chat domestique originaire de Bordeaux et dont les propriétaires ont eu des symptômes typiques du coronavirus

Béatrice Colin

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Un chat chez le vétérinaire pendant la crise du coronavirus (illustration).
Un chat chez le vétérinaire pendant la crise du coronavirus (illustration). — Varvara Gert'e/SIPA
  • Un chat de Bordeaux, ayant une toux persistante malgré le traitement prescrit, a été testé positif au SARS-CoV-2 (Covid-19) par l’école vétérinaire de Toulouse.
  • C’est le second cas testé positif et détecté en France. Selon les scientifiques, le mode de transmission est de l’homme vers l’animal, et non le contraire.

Aux dernières nouvelles, il se porte plutôt bien. Un chat originaire de Bordeaux a été testé positif au coronavirus SARS-CoV-2 en début de semaine dernière par les chercheurs de l’école nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT).

C’est le second chat infecté et détecté en France après celui identifié le 2 mai dernier à Paris. A travers le monde, moins d’une dizaine de cas ont été recensés officiellement depuis le début de la pandémie l’an dernier, avec des symptômes pouvant aller de la toux aux problèmes digestifs.

« C’est un vétérinaire bordelais qui nous a contactés. Il avait vu un chat à plusieurs reprises et il continuait à tousser malgré le traitement. Ses propriétaires n’ont pas été testés, mais ils ont eu tous des symptômes du Covid-19. Le vétérinaire a fait des prélèvements par la bouche et par voie rectale lundi 4 mai. Celui naso-pharyngé s’est avéré positif », indique Marie-Christine Cadiergues, directrice du Centre hospitalier universitaire vétérinaire des animaux de compagnie (CHUVAC) de l’ENVT. D’autres analyses sont en cours au  laboratoire Interactions hôtes-agents pathogènes (IHAP) de l’école véto pour caractériser le virus.

Une étude sérologique à venir

En lien avec l’école de Maisons-Alfort, il fait partie des établissements habilités à faire depuis quelques semaines des tests pour détecter le virus, notamment chez les chats et autres carnivores domestiques comme les furets.

Tous cherchent à comprendre comment le virus circule entre l’homme et l’animal. Selon les premiers éléments de réponse, c’est bien le propriétaire qui a contaminé son chat domestique, et non l’inverse. « A l’heure actuelle, on sait que le chat est sensible à l’infection, mais ne joue pas un rôle. Nous allons lancer une enquête sérologique, notamment chez les chats dont les propriétaires ont été infectés. Cela doit nous permettre d’évaluer les facteurs de risque et la circulation du virus », poursuit Marie-Christine Cadiergues qui a conservé le sang du chat pour le tester le moment venu.

Une étude lancée dès que les tests sérologiques seront validés. Elle se fera à travers le réseau de vétérinaires, des praticiens qui durant deux mois ont surtout pris en charge les urgences. Elle doit permettre de déterminer pourquoi les chats appartiennent à une espèce plus sensible à ce virus que d’autres, en particulier les chiens. Pourquoi aussi certains chats dont les propriétaires ont été testés positifs l’ont développé et d’autres pas.