Déconfinement : Blanquer veut que chaque enfant soit retourné à l’école « au moins une fois » avant fin mai

DECONFINEMENT Pour le ministre de l’Education, la première priorité de l’école d’ici à l’été est « psychologique » : « accueillir les élèves, les écouter, voir comment ils vont »

20 Minutes avec AFP

— 

Marquage au sol de distanciation physique, devant l'école Henri-Poincaré d’Asnières-sur-Seine, le 7 mai 2020.
Marquage au sol de distanciation physique, devant l'école Henri-Poincaré d’Asnières-sur-Seine, le 7 mai 2020. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer souhaite que tous les enfants aient pu retrouver « au moins une fois » leur école d’ici à fin mai, déclare-t-il dans une interview au Journal du dimanche.

« Près de 86 % » des 50.500 écoles de France vont ouvrir à partir de lundi, selon le ministre. Elles accueilleront « plus de 1,5 million d’enfants », sur un total de 6,7 millions d’écoliers en maternelle et élémentaire. « Une grande partie des 14 % d’écoles restantes devraient rouvrir » avant fin mai, assure Jean-Michel Blanquer.

Le ministre « souhaite que tous les enfants aient pu retrouver physiquement leur école au moins une fois d’ici à la fin du mois ». Il reconnaît que cet objectif nécessitera des adaptations, en particulier quand « les locaux sont exigus ». Il a ainsi proposé aux communes de mettre en place des activités de sport, santé, culture et civisme « en dehors de l’école ».

« Sous différentes modalités, tout le monde sera au travail »

La première priorité de l’école d’ici à l’été est « psychologique » : « accueillir les élèves, les écouter, voir comment ils vont ». Au niveau pédagogique, après deux mois de confinement, « le but n’est pas de boucler les programmes coûte que coûte ; nous devons raisonner à cheval sur l’année prochaine », explique le ministre.

« Près de 50 % » des enseignants retourneront lundi travailler dans les écoles, ce qui permet, selon Jean-Michel Blanquer, « de bien accueillir les élèves qui reviennent ». Les professeurs qui ne seront pas en classe « s’occuperont de l’enseignement à distance pour les élèves à la maison ». « Sous différentes modalités, tout le monde sera donc au travail », assure le ministre.

Par ailleurs, si un enfant était contaminé à l’école, la responsabilité juridique du maire ne serait pas engagée, affirme Jean-Michel Blanquer : « La responsabilité de décider de l’ouverture d’une école incombe à l’Etat. »