Déconfinement : Des restrictions aux frontières « jusqu’au 15 juin au moins » pour l’UE, fermeture maintenue avec les autres

EPIDEMIE Christophe Castaner s'est exprimé ce jeudi lors d'une conférence gouvernementale sur le plan de déconfinement

20 Minutes avec AFP

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Drapeau Union européenne
Drapeau Union européenne — SAUTIER PHILIPPE/SIPA

Les restrictions aux frontières de la France avec les pays de l’espace européen (Union européenne, espace Schengen, Royaume-Uni) seront « prolongées jusqu’au 15 juin au moins » et les frontières avec les pays non-européens « resteront fermées jusqu’à nouvel ordre », a annoncé ce jeudi le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner lors de la conférence de presse gouvernementale sur le plan de déconfinement. Avec les pays européens, la libre circulation des travailleurs frontaliers sera préservée, a-t-il ajouté.

En outre, les mesures de quatorzaine « pour toute personne française ou étrangère entrant en France », permises par le projet de loi prolongeant l’état d’urgence sanitaire, « à ce stade, compte tenu de l’évolution de l’épidémie en Europe et au regard de l’alignement des mesures sanitaires entre pays européens », ne seront pas appliquées à l’intérieur de l’espace européen, « sauf Outre-mer et, si nous le décidons, en Corse », a-t-il ajouté.

Des dérogations supplémentaires possibles pour l'UE

Enfin, pour franchir la frontière avec un pays européen, « certaines dérogations supplémentaires seront rendues possibles » comme celles concernant « la garde, la visite ou la poursuite de la scolarité d’un enfant » ou encore « un motif économique impérieux, en particulier les travailleurs saisonniers agricoles », a-t-il dit.

Quelques pays d’Europe où l’épidémie semble maîtrisée ont déjà entamé leur déconfinement et passent même à une phase deux, notamment l’Allemagne, qui a décidé de lever en mai la quasi-totalité des restrictions, avec la réouverture de tous les magasins, écoles, restaurants et hôtels. Mais le pays, moins touché notamment que ses voisins français et italien, a décidé de maintenir ses frontières fermées.

Pas de quatorzaine pour les ressortissants des pays de l'UE

La décision française de ne pas imposer de quatorzaine à toute personne venant de pays européens quelle que soit sa nationalité, annoncée par l’Elysée dimanche soir, a suscité des critiques de la droite et de l’extrême droite.

Des dirigeants du Rassemblement national, de Debout la France et certains députés LR avaient critiqué comme une « aberration », voire une mise « en danger », la décision de ne pas imposer de quarantaine aux personnes entrant en France depuis un pays de l’UE ou de la zone Schengen.

« Ils préfèrent mettre en danger les Français plutôt que de remettre en cause leur dogme religieux de la libre circulation. C’est désespérant ! », a notamment tweeté la présidente du RN Marine Le Pen.