Des écoliers de Poissy (Yvelines) lors d'une visite d'Emmanuel Macron le 5 mai 2020.
Des écoliers de Poissy (Yvelines) lors d'une visite d'Emmanuel Macron le 5 mai 2020. — IAN LANGSDON / POOL/SIPA

RENTREE

Déconfinement : un million d’écoliers accueillis par 130.000 professeurs dès la semaine prochaine, annonce Jean-Michel Blanquer

Le retour à l’école concernera donc moins d’un écolier sur six

Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé ce jeudi qu'« un million d’écoliers seront accueillis par environ 130.000 professeurs » dès la semaine prochaine, après l’entrée en vigueur progressive du déconfinement. Ce sont entre « 80 % et 85 % » des 50.500 écoles de France qui seront ouvertes, « dès le 12 mai », a précisé le ministre après la présentation du plan de déconfinement du gouvernement par le Premier ministre Edouard Philippe.

En France, le premier degré (maternelle et élémentaire) totalise 6,7 millions d’écoliers et 379.000 enseignants. La semaine prochaine, le retour à l’école concernera moins d’un écolier sur six. Les parents d’élèves « doivent être informés personnellement cette semaine par l’école, qui travaille avec la mairie », a expliqué le ministre.

Pré-rentrée à partir de lundi

« Lundi 11 mai, tous les professeurs des écoles feront une pré-rentrée selon le contexte local (…) parfois la pré-rentrée se fera aussi le 12 mai », a ajouté Jean-Michel Blanquer. Les élèves, eux, ne reprendront le chemin de l’école qu’à partir du mardi 12 mai, voire quelques jours plus tard, pour donner le temps aux établissements de s’organiser. « Ca doit être progressif », a martelé le ministre.

« Nous n’allons pas accueillir tous les élèves en même temps. Les grandes sections de maternelle, CP et CM2 seront prioritaires, mais il y aura une grande latitude localement », a-t-il insisté, soulignant que « ce n’est pas une rentrée, c’est une reprise ». « Nous avons pu travailler avec les communes : entre 87 et 90 % ont préparé la rentrée pour la semaine prochaine », a-t-il précisé.

Des conditions strictes

Cette reprise, qui suscite de nombreuses critiques, et qui ne se fera que de façon très progressive, est encadrée par un protocole sanitaire extrêmement strict. Celui-ci « conditionne l’ouverture de chaque école et de chaque établissement », souligne une circulaire officielle publiée lundi soir.

Pour les directeurs et directrices d’école, l’organisation de la reprise relève du casse-tête et fait peser une grosse pression sur leurs épaules, tant les contraintes sanitaires à respecter sont sévères. Lavage de mains à répétition, port du masque obligatoire ou recommandé, récréations échelonnées : les règles d’hygiène qui régissent le protocole sanitaire semblent particulièrement difficiles à mettre en place et à respecter.