Illustration d'un chemin côtier menant à la plage du Perron à Saint-Briac-sur-Mer, en Bretagne.
Illustration d'un chemin côtier menant à la plage du Perron à Saint-Briac-sur-Mer, en Bretagne. — C. Allain / 20 Minutes

DECONFINEMENT

Déconfinement en Bretagne : « La mer fait partie de notre quotidien », plaide le président de la région

Jérôme Gicquel

Le président de la région Bretagne Loïg Chesnais-Girard milite pour que l’accès aux plages et au littoral soit autorisé dès le 11 mai

Faut-il autoriser l’accès aux plages et au littoral à partir du 11 mai ? Alors que le déconfinement se profile, de nombreuses voix s’élèvent en Bretagne pour faire infléchir le Gouvernement qui a décidé de prolonger l’interdiction au moins jusqu’à début juin. Dans la région, de nombreux élus locaux mènent la fronde pour réclamer que la mer soit rendue à leurs concitoyens. C’est le cas de Loïg Chesnais-Girard, président de la région Bretagne, qui milite activement pour que l’accès au littoral soit autorisé « le plus vite possible ».

« La mer fait partie de notre quotidien et de notre équilibre de vie », indique l’élu, se faisant le porte-voix des habitants du littoral. Il cite en exemple les îliens d’Ouessant, de Sein ou de Belle-Ile pour qui « la côte est le jardin, l’espace public ». « Je ne vois pas en quoi la fermeture du littoral dans ces endroits est une mesure de salubrité publique », s’interroge-t-il.

Aux maires de décider ou non de la réouverture

Conscient que la demande des Bretons peut être perçue comme « un caprice vu de Paris ou du Grand-Est », le président de région assure que cette réouverture, si elle doit avoir lieu plus tôt, se fera en bonne intelligence. « Certaines plages resteront bien sûr fermées si les conditions sanitaires ne permettent pas de les rouvrir », indique-t-il.

Selon lui, c’est aux maires qu’il faut laisser la main sur ce dossier. « Ce sont eux qui doivent définir les conditions d’accès et les règles pour assurer la sécurité de chacun », indique l’élu, insistant sur la spécificité des plages bretonnes où les gens ne sont pas collés les uns aux autres, « serviette contre serviette ».

Pour appuyer sa demande, Loïg Chesnais-Girard évoque enfin les forêts qui seront de nouveau accessibles au public à partir du 11 mai. « Je pense que dans les mêmes conditions, on peut ouvrir le littoral avec des règles qui permettent de gérer la distanciation sociale », plaide-t-il.