Coronavirus en Bretagne : « La cocotte va péter » si les plages ne rouvrent pas, selon la navigatrice Anne Quéméré

COUP DE GUEULE La navigatrice demande au gouvernement de revoir sa position sur l’interdiction d’accéder aux plages

J.G.

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La navigatrice Anne Quéméré réclame la réouverture des plages à partir du 11 mai.
La navigatrice Anne Quéméré réclame la réouverture des plages à partir du 11 mai. — Martin Mejia/AP/SIPA

En Bretagne comme ailleurs, la mobilisation prend de l’ampleur pour réclamer que l’accès aux plages soit autorisé à partir du 11 mai. Parmi les voix qui s’élèvent, celle de la navigatrice Anne Quéméré qui dénonce dans un billet sur son son blog « l’absurdité » de la décision prise par le gouvernement d’interdire l’accès aux plages au moins jusqu’à début juin.

« Lorsqu’ils ont interdit la pratique des sports de loisirs pour se focaliser sur les priorités, les évacuations sanitaires ou les secours, je l’ai très bien compris. Mais marcher sur une plage, franchement je ne vois pas très bien où est le danger », avait-elle réagi suite au discours d’Edouard Philippe.

« Des milliers de personnes choisiront la désobéissance civile »

Installée dans le Finistère, la navigatrice enfonce encore le clou dans les colonnes du journal Ouest-France. « On part d’un non-sens, on s’appuie sur rien et on prive les riverains du littoral de leur espace parce qu’on a juste peur », assure-t-elle.

Anne Quéméré laisse même entendre qu’elle bravera l’interdit si les plages ne sont pas rouvertes le 11 mai. « Moi je suis un électron libre et j’entends le rester, indique-t-elle. J’ai respecté le confinement depuis le 13 mars, comme tous les Français. Si le 11, le littoral, l’accès à la mer et les plages restent fermés, je pense que des milliers de personnes choisiront la désobéissance civile. Si le gouvernement campe sur ses positions, la cocotte va péter ».