Coronavirus : La SNCF vers un manque à gagner de 3 milliards d’euros

CRISE Elle espère un retour à 100% des TGV pour le début de l'été

20 Minutes avec AFP
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Deux TGV en gare de Paris-Montparnasse
Deux TGV en gare de Paris-Montparnasse — AFP

La SNCF pourrait subir un manque à gagner de trois milliards d’euros de recettes, du fait de la crise sanitaire provoquée par l’épidémie de Covid-19, affirme vendredi sur son site internet le journal Les Echos. « Le manque à gagner de la crise sanitaire en France devrait rapidement atteindre les 3 milliards d’euros pour l’entreprise publique, selon nos informations, sans parler de l’après-déconfinement », indique le quotidien économique.

En mars, la SNCF a selon Les Echos accusé un manque à gagner de 700 millions d’euros de chiffre affaires et un recul de 600 millions de sa marge d’exploitation, avant de connaître en avril une chute de 1,4 milliard de ses recettes d’exploitation « et un impact de 1,2 milliard sur sa marge ». Et les premiers jours de mai, jusqu’au déconfinement prévu le 11, « seront de la même veine ».

Vers un refinancement ?

Contactée par l’AFP, la SNCF n’a fait dans un premier temps aucun commentaire, que ce soit sur les chiffres publiés ou l’ordre de grandeur des pertes attendues. « Il faudra un refinancement. Des discussions ont commencé avec l’Etat sur l’effet des pertes », indique une source interne citée par Les Echos, au sujet d’une éventuelle recapitalisation.

Mi-avril, le PDG Jean-Pierre Farandou avait averti que le groupe public allait au-devant de « lourdes pertes », compte tenu de cette crise inédite. « Notre entreprise va connaître un choc important », avait-il prévenu dans un message aux cheminots, moins de trois mois après une longue grève, qui a coûté près d’un milliard d’euros.

 

Concernant la reprise du trafic, le patron de la SNCF avait indiqué envisager d’abord pour les grandes lignes « peut-être, par rapport à l’offre actuelle, un doublement de l’offre pendant les premières semaines », qui passerait ainsi de 6-7 % actuellement à près de 15 %.

On aurait ensuite en juin « un TGV sur deux pendant un mois environ » puis « on espère arriver à 100 % des TGV au début de l’été », avait-il dit. Quant aux TER et aux trains de banlieue d’Ile-de-France, on passerait « très vite » de 15-25 % actuellement à 50 %, avant de progresser davantage en fonction de la demande.