Coronavirus : Devant la statue de Jeanne d'Arc, Marine Le Pen réclame le masque « pour tout le monde dans l'espace public »

SANTÉ Elle est aussi opposée à la réouverture des écoles avant septembre

20 Minutes avec AFP

— 

Marine Le Pen masquée
Marine Le Pen masquée — Alain JOCARD / AFP

Masquée devant la statue de Jeanne d'Arc, pour le 1er mai du RN, Marine Le Pen a estimé vendredi que « dès aujourd'hui tout le monde devrait porter un masque dans l'espace public », une « mesure de protection minimale » face au coronavirus.

« Et je suis totalement opposée à la réouverture des écoles avant le mois de septembre », a-t-elle rappelé.

Accompagnée du N.2 du RN Jordan Bardella, Marine Le Pen a déposé peu après 9h une gerbe de fleurs devant la statue de Jeanne d'Arc de la place des Pyramides à Paris, où se rend d'habitude son père, fondateur du FN (devenu RN) Jean-Marie Le Pen qui a finalement renoncé à sortir en raison de l'épidémie.

Le reste de la manifestation se fera en ligne, avec un discours de Marine Le Pen vers 11h.

« Je pense qu'à partir du déconfinement et même dès aujourd'hui en réalité, tout le monde devrait porter un masque dans l'espace public, dans tous les endroits où on est susceptible de croiser les gens, ça m'apparaît être une mesure de protection minimale », a déclaré la dirigeante d'extrême droite, masquée et ceinte d'une écharpe tricolore.

Son père enregistre lui une vidéo

« Je suis en désaccord sur un certain nombre de mesures qui sont prises dans le cadre de ce déconfinement. Je considère qu'un déconfinement réussi, c'est un déconfinement avec des tests généralisés pour tout le monde et des masques généralisés pour tout le monde », a-t-elle ajouté.

Sur la territorialisation du déconfinement et les départements en vert ou en rouge, Marine Le Pen a trouvé « pragmatique de considérer que des départements sont moins touchés que d'autres et d'adapter les règles », mais « tout ceci ne fonctionnera pas s'il n'y a pas de masques facilement trouvables à des prix raisonnables pour tous les Français ».

Jean-Marie Le Pen a lui estimé, dans un message vidéo enregistrée chez lui, qu'il « aura suffi d'un grain de sable, le coronavirus, pour faire dérailler le mondialisme ».

« Les patriotes français ne pourront pas rendre à Jeanne l'hommage populaire qui lui est dû », poursuit-il au son des cornemuses. « Sainte-Jeanne au secours », lance-t-il, dans ce qui semble être encore une allusion au coronavirus et qui rappelle son « au secours » de 2015, à l'époque où il était en plein conflit avec sa fille.