Coronavirus : Un plan de 20 millions d’euros pour promouvoir le vélo en période de déconfinement

CORONAVIRUS Le gouvernement veut éviter un report massif des transports en commun sur la voiture

20 Minutes avec AFP

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Une cycliste masquée sur le Pont des Arts à Paris, le 17 avril 2020.
Une cycliste masquée sur le Pont des Arts à Paris, le 17 avril 2020. — ISA HARSIN/SIPA

Le ministère de la Transition écologique a prévu mercredi un plan de 20 millions d’euros pour faciliter la pratique du vélo à la sortie du confinement, afin d’éviter un report massif des transports en commun sur la voiture.

« Nous voulons que cette période fasse franchir une étape dans la culture vélo, et que la bicyclette soit la petite reine du déconfinement en quelque sorte », a assuré la ministre Elisabeth Borne, dans un entretien au Parisien. La pratique du vélo pour se déplacer au quotidien est en retard en France par rapport avec d’autres pays, quand 60 % des « trajets effectués en France en temps normal font moins de 5 kilomètres », selon le ministère.

Le fonds de 20 millions d’euros permettra de prendre « en charge des réparations, l’installation de places de stationnement ou encore des formations », précise le ministère. Le plan sera mis en place en partenariat avec la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB). Il comprend un forfait de 50 euros pour la remise en état d’un vélo (changement de chaîne, frein, pneu, dérailleur…) au sein d’un réseau référencé de réparateurs », qui seront répertoriés sur le site Internet de la FUB et une plateforme dédiée. Il y aurait 30 millions de vélos d’occasion en France.

« Formations à la reprise d’un vélo en confiance »

La création de places de stationnement temporaire pour vélo sera également financée, ainsi que des « formations à la reprise d’un vélo en confiance, assurées gratuitement ». Le décret d’application dans le secteur privé pour la mise en place du forfait mobilités durables, qui peut monter à 400 euros, sera pris « le plus rapidement possible ».

Des villes et des départements prévoient de mettre en place des pistes cyclables et des aménagements piétons temporaires. Pour soutenir les collectivités dans cette démarche, le ministère leur propose un soutien technique et la dispense d’autorisations préalables, « notamment des Architectes des Bâtiments de France ».

« Le fonds de dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) est mobilisé par les préfets pour cofinancer des pistes cyclables temporaires au cas-par-cas avec les collectivités territoriales qui ne disposeraient pas de ressources suffisantes », précise le ministère. Le gouvernement invite aussi à maintenir « les voies vertes accessibles lorsque les conditions d’ouverture pour les cyclistes y sont remplies ». Et il rappelle que la vente et la réparation de vélos sont autorisés pendant le confinement.