Coronavirus : La communauté d'agglomération de Lens-Liévin ne rouvrira pas ses écoles le 11 mai

DECONFINEMENT Les maires estiment que « le flou est encore total » sur les modalités de mise en œuvre, notamment sur le protocole sanitaire à appliquer par les collectivités

20 Minutes avec AFP
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Illustration d'une école fermée.
Illustration d'une école fermée. — AFP

Les « écoles, garderies et cantines » des 36 communes de la communauté d’agglomération de Lens-Liévin (Pas-de-Calais) – représentant plus de 240.000 habitants au total – ne rouvriront pas le 11 mai, date de début du déconfinement en pleine épidémie de coronavirus.

« Nous prenons la décision de ne pas rouvrir nos écoles, garderies et cantines le 11 mai prochain selon les préconisations du comité scientifique », écrivent dans un communiqué les maires, dont Sylvain Robert, président de la communauté d’agglomération de Lens-Liévin (CALL) et maire de Lens.

« Nous demandons instamment la mise en place d’un plan d’urgence qui doit être préparé avec l’ensemble des acteurs de la communauté éducative : syndicats de personnels, fédérations de parents d’élèves, organisations lycéennes, collectivités, associations d’éducation populaire, etc », poursuivent-ils.

« Le flou est encore total »

Le conseil scientifique, instance destinée à éclairer le gouvernement dans ses mesures pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, a publié samedi un avis dans lequel il « prend acte » de la décision de rouvrir progressivement les établissements scolaires à partir du 11 mai, tout en indiquant que pour sa part il préconisait d’attendre plutôt septembre. « Il nous est demandé, nous les maires (…) de garantir le bon espacement des enfants dans les classes, de faire respecter la distanciation physique ainsi que les mesures barrières et d’hygiène », rappellent les maires de la CALL dans leur communiqué.

« Force est de constater que nous n’avons toujours pas connaissance des modalités de mise en œuvre suffisamment détaillées pour garantir la sécurité de tous : élèves et personnels. Le flou est encore total, notamment sur le protocole sanitaire à appliquer par les collectivités », estiment-ils.

« Quiconque connaît la réalité du terrain voit d’emblée le casse-tête insoluble que représenterait le retour de 12 millions d’élèves dans la plupart des établissements scolaires, même par groupes de 15 par classe, même de façon alternée », poursuivent-ils, regrettant des « annonces faites sans concertation » qui « ne font que rajouter de la confusion et de l’angoisse » dans une période ou « le calme, la raison, et la réflexion collective doivent l’emporter ».