Coronavirus en Bretagne : Le gouvernement favorable à la relance de l’usine de masques fermée en 2018

ECONOMIE Délocalisée en Tunisie, l’ancienne usine de Plaintel fabriquait plus de huit millions de masques par an

J.G. avec AFP

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Image datant de 2005 de l'usine de fabrication de masques de protection à Plaintel. L'usine a fermé en 2018.
Image datant de 2005 de l'usine de fabrication de masques de protection à Plaintel. L'usine a fermé en 2018. — F. Dufour / AFP

A Plaintel (Côtes-d’Armor), l’espoir de voir revivre l’ancienne usine de masques commence à poindre. Après le président de la République, qui était en déplacement mercredi en Bretagne, le gouvernement se montre également favorable à ce que le projet de relance se concrétise. « Nous y travaillons. A ce stade, nous faisons en sorte qu’il puisse aboutir », a déclaré lundi la secrétaire d’État à l’Economie Agnès Pannier-Runacher lors d’une conférence de presse téléphonique consacrée à la production de masques en France. « Ce qui nous intéresse, c’est d’avoir un projet industriel derrière », a-t-elle souligné.

L’ancienne usine Spérian produisait il y a quelques années plus de huit millions de masques par an. Sa capacité de production dépassait même les 200 millions de masques en 2010. Elle était alors la principale usine de masques respiratoires en France mais a fermé ses portes fin 2018, délocalisant une partie de ses machines en Tunisie.

Des anciens salariés derrière le projet de relance

« Nous accompagnons tous les projets de production de masques chirurgicaux et FFP2 qui sont constitués et avancent. Nous faisons en sorte d’aider à trouver la matière première, les machines et accompagner dans les phases d’autorisation », a précisé Mme Pannier-Runacher.

Suite à l’épidémie de Covid-19, la fermeture de l’usine de Plaintel est revenue sur le devant de la scène. Un petit groupe d’anciens salariés, mené par Jean-Jacques Fuan, ancien directeur du site de 1991 à 2003, tente de relancer une production, sous forme de société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). La région Bretagne a promis son soutien, à condition que l’État prenne des engagements sur le long terme en matière de commande publique.