Coronavirus en Bretagne : Un annuaire de la pêche pour contrer « la forte baisse des ventes » de poisson

EPIDEMIE Le site permet aux consommateurs d'identifier les points de vente

C.A. avec AFP

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Illustration d'un bateau de pêche naviguant dans la Rance, en Bretagne.
Illustration d'un bateau de pêche naviguant dans la Rance, en Bretagne. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

La pêche bretonne accuse le coup. Sonnée par l’épidémie de coronavirus, la filière tente de s’organiser pour ne pas se mettre en danger. Privés de consommateurs pendant les premiers jours de confinement, les pêcheurs ont peu à peu repris la mer pour alimenter les circuits de distribution toujours ouverts. Si les restaurants et la restauration collective restent fermés, la grande distribution continue de leur acheter du poisson. Dans un entretien accordé à 20 Minutes, le patron de la Scapêche, premier armateur français, évoquait « une reprise de l’activité ».

Mais il manquait aux pêcheurs un outil pour faire connaître les points de vente de leurs produits de la mer. Ce vendredi, le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de Bretagne (CRPMEM) a donc lancé le site allolamer.bzh, une plateforme recensant les points de vente en Bretagne, les coordonnées des professionnels et leurs horaires d’ouverture. Ce site doit créer « un lien de proximité mais aussi un lien avec les gens de mer, pour avoir un accès géolocalisé », explique Olivier Le Nezet, président du CRPMEM. Une soixantaine d’entreprises sont référencées sur ce site. Il n’est en revanche pas possible de passer commande en ligne.

Mareyeur à Brest (Finistère) et vice-président de Breizhmer, Jean-René Cadalen évoque une «très forte baisse des ventes», notamment à cause des conséquences d’épidémie dans la restauration et dans la grande distribution. « Je fais 10 à 15 % de mon chiffre d’affaires normal », a-t-il souligné. En Bretagne, les professionnels des fruits de la mer frais représentent près de 21.000 emplois, selon l’Observatoire de l’économie maritime.