Coronavirus : La présidente des Pays-de-la-Loire veut un déconfinement plus rapide dans sa région

CONFINEMENT Christelle Morançais demande à pouvoir travailler à « la mise en œuvre d’un plan de déconfinement accéléré » pour les Pays-de-la-Loire

Julie Urbach

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La présidente de la région Pays-de-la-Loire Christelle Morançais
La présidente de la région Pays-de-la-Loire Christelle Morançais — Jean-Francois MONIER / AFP
  • « Là où le taux de contamination et de propagation du virus est très faible, il faut pouvoir mettre en place un déconfinement plus rapide », estime Christelle Morançais.
  • La présidente de région s’inquiète notamment pour les secteurs les plus impactés comme l’hôtellerie ou la restauration.

Un plan de déconfinement plus rapide à partir du 11 mai en Pays-de-la-Loire : voilà ce que demande la présidente de région (LR) Christelle Morançais. Au lendemain d’une réunion entre Edouard Philippe et les présidents des conseils régionaux, l’élue a décidé de s’adresser directement au président de la République, via un communiqué de presse.

« Dans le respect scrupuleux des règles de protection, je demande à Emmanuel Macron que la région Pays-de-la-Loire, parmi les régions les moins touchées par le virus (population infectée : 1,9 % contre 12,3 % en Ile-de-France et 11,8 % dans le Grand Est), puisse travailler à la mise en œuvre d’un plan de déconfinement accéléré, et notamment pour les secteurs les plus impactés : l’hôtellerie, la restauration, le tourisme… qui n’ont à ce jour aucune perspective de reprise », demande-t-elle.

« Sauver des entreprises et des emplois »

Alors que le terme de « différenciation » évoqué par le Premier ministre suscite des interrogations, la présidente de Pays-de-la-Loire donne son interprétation : « A l’Etat de fixer la règle commune (distanciation sociale, mesures de protection, etc.) – et il faut qu’elle soit la plus claire possible ! –, aux territoires d’adapter ensuite le rythme de la mise en œuvre du déconfinement en fonction de la situation sanitaire où ils se trouvent. Une adaptation qui sera étroitement concertée entre les préfets, les autorités de santé et l’ensemble des élus locaux ».

Interrogé à ce sujet, le préfet de région s’est montré plus prudent. « Cela fait en effet partie des questions et options actuellement sur la table », indique Claude d’Harcourt, qui espère pouvoir annoncer des « orientations claires » d’ici à quelques jours. « Tout l’enjeu va résider à éloigner le risque de devoir repartir dans un confinement, scénario que personne ne souhaite. Tout cela incite donc à la plus grande prudence. » Pour Christelle Morançais, cette option est pourtant évidente : « Là où le taux de contamination et de propagation du virus est très faible, il faut pouvoir mettre en place un déconfinement plus rapide pour sauver des entreprises et des emplois, et pour permettre aux familles d’essayer de retrouver une vie plus normale », écrit-elle.