Carburant : Les stations-service des zones rurales redoutent des faillites massives

CONFINEMENT Avec le confinement lié à l’épidémie de coronavirus, 77 % des stations-service de campagne ont vu leurs ventes de carburants diminuer de 80 %

20 Minutes avec AFP

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De nombreuses stations-service sont à sec en Bretagne.
De nombreuses stations-service sont à sec en Bretagne. — J. Gicquel / 20 Minutes

Dans les zones rurales, particulièrement touchées par le confinement, plus de 50 % des stations-service estiment « probable » leur risque de faillite sans un retour soutenu de l’activité au 11 mai, a déploré le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) dans un communiqué, ce vendredi.

« 52 % confirment être impactés très fortement et estiment probable le risque de faillite de leur entreprise sans un retour d’activité soutenue au 11 mai », et « 4 % confirment qu’ils déposeront le bilan de leur entreprise avant le 11 mai », explique le CNPA.

Des ventes de carburants en baisse

Dans le contexte du confinement imposé pour endiguer la propagation du nouveau coronavirus, qui limite fortement depuis plusieurs semaines les déplacements des Français et leur consommation de carburants, 77 % des stations-service de campagne ont vu leurs ventes de carburants diminuer de 80 %, précise le communiqué. Ceux qui pensent survivre à la crise estiment à 40 % qu’ils devront ensuite reporter des investissements prévus de longue date, tandis que 30 % les annuleront.

En moyenne, la rémunération fixe des stations-service, dont 70 % sont situés en zones rurales sur l’ensemble du territoire, est de 0,01 euro net par litre de carburant vendu et de nombreux établissements n’ont pas la trésorerie nécessaire pour pallier de telles chutes d’activité et affronter la crise. Le CNPA représente 142.000 entreprises de proximité de la filière automobile et 500.000 emplois non délocalisables.