Coronavirus à Rennes : Des travaux d’intérêt général pour un homme qui a bravé 10 fois le confinement

JUSTICE La police l'avait verbalisé à dix reprises depuis le début du confinement

C.A.

— 

La police de Rennes patrouille sur les bords de Vilaine pour contrôler le confinement des habitants dans le cadre de l'épidémie de coronavirus.
La police de Rennes patrouille sur les bords de Vilaine pour contrôler le confinement des habitants dans le cadre de l'épidémie de coronavirus. — C. Allain / 20 Minutes

Certains penseront qu’il s’en sort bien. Mercredi, un homme âgé de 19 ans a été condamné à 35 heures de travaux d’intérêt général par le tribunal correctionnel de Rennes (Ille-et-Vilaine). La veille, cet habitant du quartier de Cleunay avait été placé en garde à vue par les policiers. Ces derniers venaient de le verbaliser pour la dixième fois pour non-respect du confinement imposé pour lutter contre l’épidémie de coronavirus.

Jugé en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), le jeune Rennais risque également un mois d’emprisonnement en cas de non-respect de sa peine de travaux d’intérêt général. Dans les rangs de la police, cette sanction a suscité l’incompréhension. « Demain, il recommencera et on le retrouvera dans la rue », lâche, dépité, un policier.

« L’intéressé en conteste certaines »

Joint par 20 Minutes, le procureur de la République Philippe Astruc explique que seules cinq réitérations ont été retenues sur les neuf récidives du mis en cause. « Parfois, le parquet estime que telle ou telle verbalisation ne présente pas suffisamment de solidité juridique. Dans le cas présent, l’intéressé en conteste certaines pour lesquelles nous n’avons pas suffisamment d’éléments pour rapporter une preuve contraire », ajoute Philippe Astruc.

Dans le cadre du confinement, la police et la gendarmerie peuvent dresser des contraventions de 4e classe (135 euros d’amende). Le délit devient caractérisé quand un mis en cause en cumule trois en moins de 30 jours.