Coronavirus : Des masques distribués aux Français dès le 4 mai par le gouvernement

PROTECTION Le déconfinement est prévu le 11 mai en France. Une semaine avant le gouvernement va distribuer des masques aux Françaises et aux Français. Reste à savoir comment

F.H. avec AFP

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Une personne portant un masque à Paris. (Illustration)
Une personne portant un masque à Paris. (Illustration) — RAPHAEL LUCAS/SIPA

Une semaine avant le déconfinement progressif promis par Emmanuel Macron, l’Etat va distribuer des masques aux Français et aux Françaises. La secrétaire d’Etat à l’économie Agnès Pannier-Runacher l’affirme dans un entretien aux Echos à paraître ce vendredi. « L’Etat contribuera à doter en masques grand public les citoyens dès que possible par les canaux de distribution les mieux adaptés. De premières expérimentations seront faites à partir du 4 mai. »

« Plusieurs modes de distribution ont été identifiés pour permettre à un maximum de Français d’y avoir accès. Le champ des possibles est très large et nous regardons toutes les hypothèses : pharmaciens, mairies, grande distribution, buralistes, plateforme Afnor, e-commerce, etc. », ajoute-t-elle.

Pour autant, « il reste à trancher des questions : comment éviter un phénomène de surstockage par certains au risque de provoquer des ruptures locales d’approvisionnement ? Comment s’appuyer sur les collectivités locales ? », s’interroge la secrétaire d’Etat, précisant que ces questions seront arbitrées dans le cadre du plan de déconfinement.

10 millions de masques produits en France chaque semaine

Pour l’heure, le gouvernement a « initié une filière de fabrication de masques grand public en textile, le plus souvent lavables et réutilisables », souligne Agnès Pannier-Runacher, affirmant que la production a atteint plus de 10 millions de masques la semaine passée. « Et l’approvisionnement, par la production française et les importations, va s’accroître rapidement pour dépasser 25 millions de masques lavables par semaine fin avril », poursuit-elle.

Interrogée sur l’opportunité d’encadrer les prix de vente de ces masques, la secrétaire d’Etat indique que « ce n’est pas d’actualité ».