Coronavirus : Les sans-abri, les grands oubliés de la crise et de l'épidémie en France

SANS-ABRI Confinés à l'extérieur, les SDF sont les seuls à occuper les rues désertées

Olivier Juszczak

— 

Coronavirus : Les sans-abri, les grands oubliés de la crise — 20 Minutes

Alors que les Français sont confinés chez eux afin de lutter contre la crise du coronavirus, les sans-abri restent oubliés à l’extérieur.

Le 2 avril, le ministre du Logement Julien Denormandie annonçait 7.600 places d’hôtel supplémentaires pour un total de 170.000 personnes hébergés. Il y ajoutait la mise en place d’un dispositif de chèques-services de 15 millions d’euros pour 60.000 SDF.

Les seuls à occuper les rues désertées

Cependant, la semaine suivante, 92 associations, ONG et collectifs signataires, dont Amnesty International, la Ligue des droits de l’homme ou Médecins sans Frontières saisissaient sept rapporteurs spéciaux des Nations unies afin d'« alerter » sur la situation des personnes précaires dans la gestion de la crise en France.

A Paris, les sans-abri sont les seuls à occuper les rues désertées. Au regard de la forte baisse des flux de population dans les villes, leur principale ressource qu’est la mendicité devient très difficile. Alors que les associations ont repris leurs maraudes afin de porter secours aux personnes vivant dans la rue, la générosité des rares passants est aussi un moyen de les aider.