Violences urbaines : Nouveaux incidents en banlieue parisienne, une école endommagée par un incendie à Gennevilliers

VIOLENCES URBAINES Les incidents ont été globalement de plus faible intensité que lors des trois nuits précédentes

20 Minutes avec AFP

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Un hélicoptère de la gendarmerie nationale tourne au-dessus des villes d'Asnières, Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne, le 21 avril 2020.
Un hélicoptère de la gendarmerie nationale tourne au-dessus des villes d'Asnières, Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne, le 21 avril 2020. — ACau/SIPA

Des incidents sporadiques ont éclaté dans plusieurs quartiers des Hauts-de-Seine dans la nuit de mardi à mercredi et une école a été partiellement endommagée par un incendie à Gennevilliers, a-t-on appris auprès de la préfecture du département.

Lors de cette quatrième nuit de tensions dans plusieurs villes de proche banlieue parisienne, les incidents ont été globalement de plus faible intensité par rapport aux nuits précédentes, a assuré la préfecture.

La police visée par des tirs de feux d’artifice

Les faits les plus graves ont eu lieu à Gennevilliers, où l’école primaire Paul-Langevin a été touchée par un départ de feu rapidement maîtrisé. « Le bureau de la directrice a été détruit et deux salles ont été endommagées », a indiqué la préfecture des Hauts-de-Seine. L’incendie, dont les circonstances restent encore floues, a eu lieu « en dehors de la zone des violences urbaines », a-t-elle précisé.

Ailleurs dans le département, la police a été visée par des tirs de feux d’artifice lors d’incidents sporadiques qui ont éclaté à Nanterre et Villeneuve-la-Garenne, où l’accident d’un motard samedi soir impliquant un véhicule de police a provoqué des tensions ces dernières nuits.

L’accident, en plein confinement, a rapidement enflammé les réseaux sociaux, alimentés par des vidéos de témoins dénonçant une « bavure » policière, et provoqué des échauffourées dans la ville le soir même avant de s’étendre à d’autres quartiers de banlieue parisienne dimanche et lundi.