Coronavirus : Emmanuel Macron doit se rendre en Bretagne mercredi

CRISE ECONOMIQUE Il doit rencontrer les salariés d’une exploitation de tomates et des employés d’un supermarché, afin de saluer leur travail depuis le début de l’épidémie

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron, le 31 mars 2020 à Saint-Barthélémy-d'Anjou.
Emmanuel Macron, le 31 mars 2020 à Saint-Barthélémy-d'Anjou. — Loic VENANCE / POOL / AFP

Nouveau déplacement pour Emmanuel Macron, qui se rendra mercredi après-midi en Bretagne pour visiter une exploitation agricole et un supermarché. L’Elysée a indiqué qu’il veut y saluer le travail des agriculteurs et des distributeurs depuis le début de la crise du coronavirus.

Après le Conseil des ministres dans la matinée, le chef de l’Etat est attendu en milieu d’après-midi dans le nord du Finistère, d’abord à Cléder, où il rencontrera les employés d’une exploitation où sont notamment cultivées des tomates. Cette visite « a pour objectif de saluer la mobilisation du monde agricole pour assurer l’alimentation des Français durant la crise du Covid-19 », a expliqué l’Elysée.

Rencontre avec des salariés d’un magasin

Ce Groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec) est affilié à une Société d’initiatives et de coopération agricole (SICA), dont « l’activité se poursuit grâce au recrutement de personnel par l’intermédiaire de la plate-forme Desbraspourtonassiette », selon la présidence.

Emmanuel Macron se rendra ensuite à Saint-Pol-de-Léon pour y visiter un supermarché Super-U afin de « saluer l’engagement du personnel des magasins » de cette enseigne « et de l’ensemble des salariés de la filière, qui poursuivent leurs activités depuis le début de la crise, en multipliant les actions de solidarité en faveur des personnes âgées​ et vulnérables (livraisons à domicile) et en privilégiant les productions locales », selon l’Elysée. Très agricole, la région de Saint Pol-de-Léon, le Léon, est spécialisée dans la culture de l’artichaut, du chou-fleur et des fleurs coupées.

Saluer la « deuxième ligne »

Depuis le début de la crise sanitaire, l’exécutif insiste sur le fait que la France est préservée de la pénurie grâce à la richesse de sa production agricole et agroalimentaire, en « deuxième ligne » dans la « guerre » contre le coronavirus. Mais près de la moitié du poulet, des fruits et des légumes consommés en France sont importés, ce qui a relancé le débat sur la souveraineté alimentaire.

Emmanuel Macron doit participer jeudi à une visioconférence avec des représentants des secteurs de la restauration commerciale et de l’hébergement touristique, également très affectés par la crise.