VIDEO. Coronavirus : Reprise sur trois semaines, port du masque… Blanquer dévoile les grandes lignes du retour à l’école

EDUCATION Lors de la reprise, les groupes ne devraient pas dépasser 15 élèves

20 Minutes avec AFP
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Une élève de primaire (image d'illustration).
Une élève de primaire (image d'illustration). — Stephane ALLAMAN/SIPA

Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a dévoilé ce mardi les pistes du gouvernement pour le retour progressif des élèves à l’école dès le 11 mai. Parmi ces propositions, un retour en classe étalé sur trois semaines par petits groupes est envisagé.

Cette reprise pourrait se faire sur « trois semaines » à partir du 11 mai, la date choisie par le président Emmanuel Macron pour entamer le déconfinement, a détaillé le ministre devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale. La première semaine concernerait les élèves de grande section de maternelle, de CP et de CM2 ; la deuxième semaine ceux de Sixième, Troisième, Première et Terminale ainsi que les ateliers industriels en lycée professionnel, avant une reprise de l’ensemble des élèves la troisième semaine, avec des groupes ne dépassant pas 15 élèves.

Des groupes inférieurs à dix élèves en maternelle

Pour y arriver « l’élève sera dans quatre situations possibles », a-t-il précisé : soit en demi-groupe, soit « à distance », soit à l’étude « si la configuration de l’établissement le permet », soit dans une activité sportive ou « d’éveil » si la commune est en mesure d’en mettre en place.

La situation pourrait être plus simple dans les écoles défavorisées, où les classes ont déjà été dédoublées en CP et CE1, ainsi que dans des écoles rurales qui comptent moins de 15 élèves par classe, a affirmé Jean-Michel Blanquer.

« Pour les petites et moyennes section de maternelle, l’objectif est que toutes les classes soient rentrées en juin », a-t-il ensuite déclaré, précisant que pour le respect des gestes barrières, cela supposait « des groupes inférieurs à 10 élèves ». Il s’agit de « grands principes », mais il y aura « beaucoup de souplesse locale », a insisté le ministre en dévoilant ces propositions issues d’une concertation avec les organisations syndicales, fédérations et collectivités.

Tests et port du masque

Si une famille ne veut pas envoyer son enfant à l’école, ce sera possible mais dans ce cas, il aura l’obligation de suivre l’enseignement à distance : « Un élève ne sera jamais en dehors de l’obligation scolaire ». Jean-Michel Blanquer a aussi assuré qu’avant la réouverture des écoles, un « protocole sanitaire » serait établi, avec par exemple une doctrine sur la nécessité de tests ou le port du masque. Quand les conditions sanitaires ne seront pas respectées, un établissement « ne rouvrira pas », a-t-il assuré.

Une souplesse sera aussi laissée aux territoires pour apprécier la progressivité de la reprise. « On peut imaginer que dans certains endroits le confinement soit maintenu », a même souligné Jean-Michel Blanquer. Ces points font l’objet d’une concertation avec l’ensemble des partenaires sociaux et collectivités, et de comparaisons internationales, a souligné le ministre, citant notamment l’exemple allemand.

Ils « doivent encore être discutés », a-t-il dit. « Rien n’est définitif », mais ces premières hypothèses doivent permettre aux collectivités locales de « se préparer ». La décision de rouvrir progressivement les écoles, guidée par la volonté affichée de lutter contre le creusement des inégalités dû au confinement, a été largement critiquée au cours des derniers jours. « Chaque mois d’école perdu est un énorme problème social (…) c’est donc très souhaitable d’avoir ce retour progressif », s’est justifié le ministre.