Coronavirus : Le gouvernement vient en aide aux zoos et cirques, une décision qui divise

ANIMAUX Un accompagnement financier de 19 millions d’euros des parcs zoologiques, cirques et refuges a été voté à l'Assemblée nationale

20 Minutes avec agences

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Des wallabies dans un zoo français.
Des wallabies dans un zoo français. — Houpline Renard/SIPA

Le gouvernement a renforcé son soutien aux zoos, refuges pour animaux et cirques familiaux pendant le confinement, débloquant de nouveaux crédits. Dans le cadre du budget de crise voté dans la nuit de vendredi à samedi par l’Assemblée nationale pour faire face à l’épidémie du coronavirus, figure « un accompagnement financier de 19 millions d’euros », ont indiqué les ministères de l’Action et des comptes publics, de la Transition écologique et de l’Agriculture dans un communiqué.

Décision saluée par les professionnels

Les services des directions départementales de la protection des populations (DDPP) resteront par ailleurs « vigilants quant aux situations qui mériteraient un placement des animaux dont l’état se serait dégradé », ont-ils précisé. Le gouvernement a par ailleurs déjà mis en place une cellule de veille et un dispositif d’appui local pour aider les établissements dans la recherche de nourriture, litière ou soins pour les animaux, et pour qu’ils puissent bénéficier des aides économiques d’urgence.

« On ne peut qu’en être très heureux, et on attend de voir comment ça va s’appliquer », a réagi auprès de l’AFP Paul de La Panouse, fondateur du zoo de Thoiry (Yvelines). « C’est formidable, parce que c’est vrai que c’est une crise sanitaire pour l’homme, mais pour les animaux aussi. On tire sur nos économies, a indiqué de son côté William Kerwich, directeur du cirque Royal Kerwich. Sur la durée, on a des vraies inquiétudes. »

Critiques des associations de défense des animaux

Ces mesures de soutien ont en revanche suscité des interrogations ou des critiques de la part d’associations de protection des animaux. « Oui comme mesure d’urgence, a estimé le président de la SPA Jacques-Charles Fombonne, parce que sinon ils vont avoir des conditions de vie qui sont encore plus déplorables ». Mais, ajoute-t-il, « ça doit vraiment poser la question de la présence d’animaux dans les cirques ».

L’association animaliste Paris Animaux Zoopolis (Paz) a indiqué de son côté « être scandalisée » par ces mesures. « Sous couvert de bien-être animal, le gouvernement subventionne massivement les cirques avec animaux, les zoos et les refuges pour animaux sauvages », a déploré sa présidente Amandine Sanvisens.