Coronavirus : « Pas raisonnable d’imaginer voyager loin à l’étranger très vite », juge Edouard Philippe

CORONAVIRUS Le Premier ministre a souligné qu’il n’était « pas sûr que le transport aérien » quasiment suspendu en France, « pourra reprendre dans de bonnes conditions rapidement »

20 Minutes avec AFP

— 

Un avion se pose à Saint-Martin (illustration).
Un avion se pose à Saint-Martin (illustration). — Justin Foulkes / The Tr/REX/SIPA

Encore un peu tôt pour sortir les valises. Le Premier ministre Edouard Philippe a préparé dimanche les Français à des vacances d’été toujours à l’ombre du coronavirus, en disant craindre que des voyages loin à l’étranger ne soient pas avisés dans l’immédiat.

« Est-ce que l’on peut réserver une maison, une location, une place de camping ou un hôtel au mois de juillet ou au mois d’août en France ou à l’étranger ? Je crains qu’il ne soit pas raisonnable d’imaginer voyager loin à l’étranger très vite », a déclaré Edouard Philippe lors de sa conférence de presse.

« Peut-être encore un peu déraisonnable »

Le Premier ministre a souligné qu’il n’était « pas sûr que le transport aérien pourra reprendre dans de bonnes conditions rapidement », alors que le trafic aérien pour les passagers est quasi suspendu en France. Il a aussi émis des doutes sur « les conditions d’entrée ou de réentrée sur le territoire national » qui seront certainement « assez exigeantes vis-à-vis de ceux qui arrivent de l’étranger », dans le contexte d’une pandémie. « Donc ça me semble à ce stade, peut-être encore un peu déraisonnable », a-t-il ajouté, promettant toutefois d’en dire plus « le moment venu ».

Le chef du gouvernement a émis les mêmes réserves vis-à-vis de l’organisation de mariages, qui connaît un pic entre le printemps et l’été. « Compte tenu de (…) la nécessité de continuer à faire prévaloir les règles de distanciation physique », « il ne me paraît pas complètement raisonnable d’imaginer qu’un mariage qui rassemblerait 200 personnes dans un lieu confiné soit immédiatement envisageable », a-t-il indiqué. « Pour combien de temps je ne sais pas encore, mais ça ne me semble pas opportun ou raisonnable d’imaginer que, à très court terme, cela soit possible », a souligné Edouard Philippe.