Coronavirus : Les consultations en baisse de 44 % chez les médecins généralistes

EPIDEMIE Le ministre de la Santé Olivier Véran a évoqué des compensations à venir pour les professionnels de santé

20 Minutes avec AFP
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Une mdédecin généraliste (image d'illustration).
Une mdédecin généraliste (image d'illustration). — Bastien Louvet/SIPA

Avec l'épidémie de Covid-19, les patients se rendent moins chez leur médecin. Le site Doctolib, qui permet la prise de rendez-vous médicaux en ligne, a enregistré une baisse de 44 % de consultations chez les médecins généralistes et de 71 % chez les spécialistes depuis le début de la crise.

« La fréquentation des cabinets s’est effondrée depuis le début de l’épidémie », souligne Doctolib dans un communiqué, qui évoque « un phénomène massif de renoncement aux soins » depuis la mise en place du confinement. Depuis le mois de janvier, le nombre de consultations dans les cabinets généralistes a ainsi reculé de 44 %, selon des données internes de la plateforme médicale.

Des compensations pour les professionnels de santé

La baisse est encore plus forte chez les spécialistes (-71 %), en particulier chez les chirurgiens-dentistes (-95 %), les masseurs-kinésithérapeutes (-96 %) et les podologues (-96 %). « Si la baisse d’activité chez les médecins s’explique clairement par l’hésitation à consulter dans la période, la situation observée chez les chirurgiens-dentistes, les masseurs-kinésithérapeutes et les podologues est différente : elle traduit la fermeture totale des cabinets », rappelle le communiqué.

Auditionné mercredi par la commission des affaires sociales du Sénat, le directeur de l’Assurance maladie Nicolas Revel a lui aussi fait état d’une forte baisse des consultations, de l’ordre de 40 % pour les généralistes et de 50 % pour les spécialistes. Face à cette situation, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé début avril avoir ouvert des négociations avec l’Assurance maladie pour permettre aux professionnels de santé libéraux de bénéficier d'« une compensation de perte de revenus ».

Selon Nicolas Revel, cet « accompagnement financier », toujours en cours de discussion, se fera « par voie d’ordonnance ». Le directeur de l’Assurance maladie a dit espérer pouvoir « déclencher très rapidement un premier acompte, si possible fin avril, sinon tout début mai ».