Coronavirus : Des syndicats inquiets pour la santé des salariés en vue du 11 mai

RETOUR AU TRAVAIL La CGT souhaite que les entreprises anticipent dès aujourd’hui les conditions de retour au travail des salariés

20 Minutes avec AFP

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Un pêcheur en plein travail (image d'illustration).
Un pêcheur en plein travail (image d'illustration). — Maxime Le Pihif/SIPA

Le 11 mai marque le retour au travail pour une partie des neuf millions de salariés en activité partielle. Deux syndicats, FO et la CGT, ont fait part de leur inquiétude ce jeudi pour la santé et la protection de ces travailleurs.

La CGT a regretté dans un communiqué que « rien n’ait été dit » par le président de la République « pour renforcer les maigres outils de contrôle pour la santé et la sécurité sur les lieux de travail ». « Après quatre semaines de confinement social, les nouveaux malades ont, en majorité, contracté le virus directement au travail ou au domicile, contaminé par un membre de la famille qui travaille à l’extérieur », affirme la CGT.

Reprise « progressive » et matériels de protection

Le syndicat souhaite ainsi « des décisions immédiates pour obliger les entreprises à adapter l’organisation du travail pour minimiser les risques là où il est vraiment essentiel d’aller au travail ». Au dernier pointage, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a fait état de 9 millions de personnes en activité partielle, contre 8,7 millions la veille, sur les quelque 20 millions de salariés du privé.

De son côté, FO a aussi fait part de plusieurs inquiétudes. D’abord sur les secteurs qui vont redémarrer. FO estime qu’une « reprise ne pourra être que progressive et répondant à des impératifs qui ne peuvent plus être ceux des profits à tout prix, et surtout pas au risque de la santé ».

« Cela pose, à nouveau la question des masques, gants, blouses, procédés de désinfection réguliers, des tests et de leurs usages, qui, n’étant pas résolue aujourd’hui, sera plus grande encore le moment venu d’une reprise », ajoute-t-il.

Des négociations en vue

Le syndicat relève d’ailleurs qu’il a des remontées départementales attestant de « pressions », « tant de la part d’employeurs que des pouvoirs publics », pour une reprise rapide d’activités non indispensables. Il a « soulevé lors d’une réunion avec la ministre du Travail, les questions que poseront les moyens de transport en commun et de restauration collective ».

De son côté, la CFDT plaide pour « des protocoles de déconfinement et de reprise d’activité », « négociés » et « discutés » avec les salariés et leurs représentants. « On ne pourra pas repartir comme avant le 11 mai », a récemment dit Laurent Berger, secrétaire général de la CDFT, indiquant que « la principale des conditions c’est que tout soit fait pour protéger les travailleurs ».