Coronavirus à Saint-Nazaire : Trois semaines plus tard, encore 700 membres d’équipage de l'« Apex » à rapatrier

EPIDEMIE Plus de 500 personnes ont réussi à regagner leur domicile, mais les autres attendent toujours leur évacuation du «Celebrity Apex»

J.U. avec AFP
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Le Celebrity Apex à Saint-Nazaire
Le Celebrity Apex à Saint-Nazaire — S. Salom Gomis/ AFP
  • Depuis fin mars et la découverte de cas de coronavirus à bord, les membres de l'équipage du paquebot attendent leur rappatriement.
  • Une opération difficile avec 65 nationalités représentées parmi ces personnels.

Ils sont encore 700 personnes, soit la moitié de l’équipage. Trois semaines après la découverte de premiers cas de coronavirus à bord, le Celebrity Apex, un immense paquebot livré par les Chantiers de l’Atlantique au tout début du confinement, n’a pas encore pu être évacué. Mais la situation sanitaire n’est pas inquiétante à bord, indique ce mercredi Michel Bergue, sous-préfet de Saint-Nazaire.

Fin mars, plusieurs membres de l’équipage de ce paquebot, capable d’accueillir quelque 2.900 passagers, avaient été testés positifs au Covid-19. Mardi, deux personnes étaient toujours hospitalisées à l’hôpital de Saint-Nazaire à la suite de la propagation du virus. Au total, 1.444 personnes ont été testées et 224 étaient positives.

Philippins et Indiens dans l’attente

Au départ, il y avait 1.463 personnes, et 65 nationalités différentes : les membres d’équipage et sous-traitants présents à bord pour peaufiner les derniers préparatifs avant la croisière inaugurale du bateau, qui n’a finalement pas eu lieu en raison de l’épidémie de coronavirus. Parmi eux, 555 personnes ont réussi à regagner leur domicile aux quatre coins du monde, mais ils sont encore plusieurs centaines mercredi à attendre un rapatriement qui s’annonce compliqué pour beaucoup. A terme, ce paquebot doit être occupé par au moins 200 personnes pour assurer la maintenance.

« Aujourd’hui, les deux nationalités les plus représentées à bord, ce sont les ressortissants philippins et les ressortissants indiens », a indiqué Michel Bergue. Le rapatriement de chacun représente une logistique spécifique avec par exemple le cas des Philippins originaires d’îles très éloignées de l’aéroport de Manille.

A bord, la situation sanitaire n’est pas inquiétante selon la préfecture et l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire qui communiquent sur les résultats des tests passés par l’équipage. La vaste majorité des personnes positives n’a jamais présenté de symptôme de la maladie et chaque membre d’équipage est confiné seul dans une cabine distincte.