Déconfinement : Edouard Philippe promet un « plan complet largement avant le 11 mai »

EPIDEMIE Emmanuel Macron a chargé le gouvernement de préparer un plan de sortie du confinement

20 Minutes avec AFP

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Edouard Philippe, le 28 mars 2020 à Paris.
Edouard Philippe, le 28 mars 2020 à Paris. — VAN DER HASSELT/POOL/SIPA

Beaucoup de questions demeurent encore sur le déconfinement en France, alors qu’ Emmanuel Macron a avancé lundi soir la date du 11 mai pour la fin des mesures. Ce mardi, Edouard Philippe a promis « un plan complet de sortie » et de reprise des activités « quand il sera prêt », en tout cas « largement avant la date du 11 mai », en précisant qu’il devait « être travaillé ».

« Le président de la République a demandé au gouvernement de préparer un plan complet de sortie, un plan d’ensemble, j’aurai l’occasion de le présenter quand il sera prêt, largement avant la date du 11 mai. Mais il doit être travaillé en consultation avec beaucoup d’acteurs pour être véritablement à la hauteur des enjeux », a souligné Edouard Philippe lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

Des questions encore en suspens, notamment sur l’école

« Il appartient au gouvernement de mettre en place les instruments, les méthodes, la doctrine d’emploi, la coordination nécessaire pour faire en sorte que ces objectifs rappelés par le président de la République soient atteints, c’est ce à quoi nous nous employons », a détaillé le Premier ministre.

Le chef du gouvernement a assuré que « vers le 11 mai, nous aurons su diminuer le nombre de malades en réanimation, nous aurons su permettre à l’hôpital de reprendre une forme de capacités face au stress inouï, face à l’intensité de la première vague à laquelle il a dû faire face ».

A propos des écoles, dont le chef de l’Etat a indiqué qu’elles pourraient rouvrir « progressivement » à partir du 11 mai, Edouard Philippe a estimé que cela pouvait se traduire « peut-être par une forme adaptée de réouverture des écoles », dans un fonctionnement « différent » de la normale, et en prévenant qu’il ne voulait « sur ce point rien annoncer de définitif ». « Il y a un impératif (de retour à l’école) qui est réel, il ne peut pas se faire au prix de la santé, bien entendu. Il doit être conjugué avec la nécessité de préserver la santé de nos concitoyens, de garantir le respect de règles sanitaires », a-t-il martelé, soulignant vouloir éviter que les inégalités sociales ne se creusent concernant l’accès à l’enseignement.