Coronavirus : Le porte-avions « Charles de Gaulle » attendu dimanche à Toulon avec 50 cas positifs à bord

LE RETOUR Le ministère des Armées avait indiqué dès mercredi que le porte-avions avait anticipé son retour en France après la découverte à son bord de cas suspects

20 Minutes avec AFP

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Illustration du Charles de Gaulle
Illustration du Charles de Gaulle — Fred Tanneau / AFP

Le porte-avions nucléaire français Charles-de-Gaulle, sur lequel 50 marins ont été officiellement testés positifs au coronavirus, arrivera dimanche à Toulon, a indiqué le ministère des Armées, qui va désormais organiser la mise en quarantaine des personnels.

Le bâtiment, qui croisait dans l’Atlantique, est attendu « dans l’après-midi » de dimanche, selon un communiqué du ministère. Les équipages du porte-avions, du groupe aérien embarqué (GAN) – hélicoptères, avions de surveillance Hawkeye et Rafale – et de la frégate Chevalier Paul qui les accompagne seront confinés 14 jours « dans des enceintes militaires avant de rejoindre leurs foyers ».

Les tests n’ont été effectués que sur une partie de l’équipage

« Des capacités d’hébergement et d’alimentation seront mises en place sur les bases navales et aéronavales, pour assurer le meilleur accueil aux marins en quatorzaine », a précisé le ministère. Les marins seront testés avant leur retour dans leur foyer et l’ensemble des bâtiments et aéronefs seront désinfectés « pour leur permettre de recouvrer au plus tôt leur pleine capacité opérationnelle ».

« Cela n’a jamais été fait auparavant, c’est un travail énorme », a expliqué le porte-parole de la Marine nationale, le capitaine de vaisseau Eric Lavault. Les tests n’ont été effectués que sur une partie de l’équipage du Charles de Gaulle, mais celui de la frégate sera aussi confiné. Le communiqué fait d’ailleurs état de « dizaines de cas » sur le porte-avions « et son escorte ».

L’origine de la contamination du groupe aéro-naval pas encore connue

Dans le même temps, le bâtiment ravitailleur Somme et la frégate anti sous-marine La Motte-Picquet devaient regagner Brest, où les équipages seront testés avant que leur avenir immédiat soit déterminé. Quant aux appareils du GAN et leurs équipages, ils rejoindront leurs bases respectives.

L’origine de la contamination du groupe aéro-naval n’est pas encore connue. Il n’a pas été en contact avec un élément extérieur depuis une escale à Brest le 15 mars. Il s’est donc passé trois semaines entre celle-ci et l’apparition des premiers cas, au-delà de la quatorzaine habituellement retenue pour prévenir la contagion.

Vendredi, Eric Lavault avait relevé que les mesures de précaution applicables à l’époque à l’ensemble du pays avaient été respectées. « Je n’identifie aucune erreur d’appréciation ».