Coronavirus à Toulouse : Après avoir acheté des masques sur Internet, une commerçante les aurait revendus dix fois plus cher

EPIDEMIE Une quinquagénaire de Toulouse est suspectée d’avoir acheté des masques de protection contre le coronavirus, avant de les revendre au moins dix fois plus cher

N.S.

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L'entreprise toulousaine aurait acheté des masques de protection contre le coronavirus, avant de les revendre plus de dix fois leur prix. Illustration.
L'entreprise toulousaine aurait acheté des masques de protection contre le coronavirus, avant de les revendre plus de dix fois leur prix. Illustration. — Pierre Teyssot / AGF / Sipa

Déférée jeudi devant le parquet de Toulouse, elle sera jugée le 18 juin. Une quinquagénaire est soupçonnée, avec son mari, d’avoir revendu dix fois leur prix des masques de protection contre le coronavirus qu’elle avait achetés au préalable sur Internet.

Cette patronne d’une entreprise spécialisée dans la protection des personnes et des biens a été placée en garde à vue mercredi par les gendarmes de la section de recherches (SR) de Toulouse. Les masques en question sont des FFP3, considérés comme les équipements les plus protecteurs et qui, depuis le décret du 13 mars 2020, doivent être réservés aux professionnels de santé et à leurs patients. La gérante de société n’aurait pas respecté cette réquisition administrative.

Une perquisition au siège de l’entreprise

Selon Le Parisien, les gendarmes du centre de lutte contre les criminalités numériques ont repéré les annonces publiées par cette femme le 2 avril, avant que la SR de Toulouse ne récupère l’enquête et qu’une perquisition ne soit menée au siège de l’entreprise le 6 avril.

Environ 15.000 masques auraient été achetés au Royaume-Uni à moins d’un euro pièce, et revendus plus de dix fois plus cher avant le décret du 13 mars, mais aussi après, d’après le quotidien.