Coronavirus en Nouvelle-Aquitaine : Plusieurs transferts de malades par train à destination de Bordeaux, d’Angoulême et de Poitiers

EPIDEMIE Ces évacuations ont pour objectif de soulager les hôpitaux de Paris et de sa région, confrontés à une situation de saturation persistante

M.P. avec AFP

— 

Des malades du coronavirus transférés à Bordeaux depuis la région Grand-Est arrivent à la gare Saint-Jean, le 3 avril 2020.
Des malades du coronavirus transférés à Bordeaux depuis la région Grand-Est arrivent à la gare Saint-Jean, le 3 avril 2020. — Ugo Amez / Sipa

De nouvelles évacuations de malades souffrant du Covid-19 vont avoir lieu vendredi depuis l’Île-de-France vers la Nouvelle-Aquitaine. Selon une source proche des autorités sanitaires, plusieurs transferts par train sont prévus à destination de Bordeaux, d’Angoulême et de Poitiers. Les patients concernés, dont le nombre n’a pas été précisé, seront évacués depuis la gare d’Austerlitz, a confirmé une seconde source.

Depuis le 1er avril, près de 200 malades ont déjà été évacués par la route, le rail ou les airs vers des régions moins touchées par le coronavirus, notamment la Bretagne, la Normandie et les Pays de la Loire, afin de désengorger les hôpitaux franciliens.

Environ 50 entrées par jour contre 150 au plus fort de la crise

Au total, plus de 2.500 malades du coronavirus sont actuellement hospitalisés en réanimation en Île-de-France, où la vague épidémique a continué de monter ces derniers jours, loin du reflux jusque-là espéré, d’après l’Agence régionale de santé (ARS). Certes, le nombre de malades du coronavirus admis en réanimation « augmente trois fois moins vite que la semaine dernière », avec environ 50 entrées par jour contre 150 au plus fort de la crise. Mais « ça augmente toujours plus vite que nos capacités », a précisé mercredi un porte-parole de l’ARS.

L’ARS Ile-de-France a ouvert ces derniers jours près de 200 lits supplémentaires en une semaine, dont 85 à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne), où un nouveau bâtiment de chirurgie et soins critiques doit accueillir ce jeudi ses premiers patients.

Mais ces ouvertures, qui ont porté à 2.400 le nombre de lits de réanimation dédiés au Covid-19, n’ont pas suffi à endiguer la vague, obligeant certains établissements à utiliser temporairement des lits de réanimation « non Covid », réservés aux autres maladies et accidents. Ces nouvelles évacuations vers la Nouvelle-Aquitaine devrait donc permettre de soulager un peu les hôpitaux de Paris et de sa région, confrontés à cette situation de saturation persistante.