Coronavirus en Haute-Garonne : La gendarmerie met en place une cellule pour suivre les femmes victimes de violence

CONFINEMENT Une « cellule de circonstance » a été créée par la gendarmerie de la Haute-Garonne pour suivre les femmes victimes de violence, en forte augmentation

20 Minutes avec AFP

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La gendarmerie de Haute-Garonne a mis en place une cellule contre les violences faites aux femmes. Illustration.
La gendarmerie de Haute-Garonne a mis en place une cellule contre les violences faites aux femmes. Illustration. — E. Frisullo / 20 Minutes

Dans toute la France, le constat est le même : la violence intrafamiliale est en forte hausse depuis le 17 mars et la mise en place du confinement adopté pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. Une cellule de gendarmerie spécifique a été créée en Haute-Garonne.

« L’objectif, c’est de rassurer les victimes, indique la lieutenante-colonelle Caroline Auzeville, qui dirige le bureau sécurité publique du groupement de gendarmerie du département. Il s’agit d’une cellule de circonstance créée à l’occasion de la période de confinement, pour prévenir toute aggravation de situation. »

Cette structure, expérimentale pour le moment, est composée de deux gendarmes femmes en télétravail. Elle a été mise sur pied pour renforcer le travail habituel des échelons locaux de gendarmerie, comme les brigades territoriales. Ces gendarmes rappellent « systématiquement dans un délai de 24 à 48 heures les femmes, qu’elles aient porté plainte ou pas », explique le lieutenant-colonel Caroline Auzeville.

Un questionnaire mis en place avec une association

« La priorité est donnée aux personnes qui ont été signalées pendant le confinement », poursuit-elle, en précisant que les gendarmes interrogent ces femmes à partir d’un questionnaire élaboré avec l'association France Victimes 31. Mais la cellule s’adresse aussi aux cas de violences signalés avant le confinement.

Les femmes concernées sont interrogées via des dispositions de contact décidées avec elles : SMS, téléphone ou par l’intermédiaire d’un voisin. Si les gendarmes détectent un risque, ils peuvent alors alerter un travailleur social qui contactera la victime et évaluera le risque et les mesures à prendre, par exemple en proposant une solution d’hébergement.