Coronavirus : Une attestation de déplacement numérique disponible lundi, annonce Castaner

CONFINEMENT Il sera possible de télécharger sur son smartphone un document qui pourra être scanné par les policiers

20 Minutes avec AFP

— 

Depuis le 24 mars, il faut inscrire l'heure sur la nouvelle attestation de déplacement dérogatoire.
Depuis le 24 mars, il faut inscrire l'heure sur la nouvelle attestation de déplacement dérogatoire. — Ministère de l'Intérieur

Voilà qui va simplifier la vie de millions de Français. Une attestation de déplacement numérique sera disponible à partir de lundi, en complément du dispositif papier déjà en place pour justifier les sorties en dépit des mesures de confinement, a annoncé Christophe Castaner jeudi. « Les Français se sont approprié les règles du confinement, il convient donc de leur donner un peu de souplesse avec cet outil », a commenté le ministre de l’Intérieur, dans un entretien accordé au Parisien consacré à la crise du coronavirus.

Le service sera accessible en ligne, sur le site du ministère de l’Intérieur et du gouvernement, a précisé le ministre. Concrètement, le formulaire sera téléchargeable sous format PDF, depuis un smartphone, afin de le présenter aux forces de l’ordre grâce à un code QR.

Pas de collecte de données

« Il n’y aura pas de fichier. Personne ne pourra collecter les données des usagers », a souligné Christophe Castaner. Celui-ci précise également que ce nouveau dispositif saura se prémunir contre les risques de fraude : « Il faudra préciser votre heure de sortie, mais l’heure à laquelle vous avez édité le document sera accessible aux policiers. Cela évitera que des personnes remplissent l’attestation uniquement à la vue d’un contrôle de police. Et grâce au QR code, les policiers et les gendarmes n’auront pas besoin de prendre le téléphone en main, il leur suffira de scanner l’écran ».

Selon un dernier décompte, les forces de l’ordre ont procédé à six millions de contrôles et dressé 380.000 verbalisations, depuis la mise en place du confinement. « Nous avons constaté une légère baisse des contraventions, mais elle n’est pas spectaculaire. Globalement, les règles du confinement sont bien respectées, même si l’on ressent une différence en fonction de la sociologie de certains quartiers », a remarqué le ministre. Il a cependant reconnu qu’il était « encore plus difficile » de respecter le confinement « quand on vit à plusieurs dans 50 m2 dans un quartier, que lorsque l’on a la chance d’avoir un pavillon avec un jardin ».