Coronavirus : Confiné, un artiste de Rouen projette son œuvre sur un mur depuis chez lui

ART Une version imprimée de « La Chute », évoquant le sort d’Icare qui a ignoré les lois de la nature, devait initialement être collée sur un bâtiment de Saint-Étienne-du-Rouvray

20 Minutes avec agence

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La ville de Rouen
La ville de Rouen — Charly Triballeau AFP

À défaut de pouvoir afficher son œuvre dans la rue, l’artiste Gaspard Lieb l’a projetée sur un mur de Rouen (Seine-Maritime), dans la soirée du 25 mars. « La Chute », évoquant le sort d’Icare, devait initialement être collée le lendemain sur la façade de l’Insa, l’école d’ingénieurs à Saint-Étienne-du-Rouvray, a expliqué le dessinateur à Paris Normandie.

Gaspard Lieb avait conçu puis numérisé sa création. « J’avais imprimé les bandes avant le confinement », a-t-il indiqué. À la place d’un affichage traditionnel de dix mètres sur six, le Normand a tout simplement ouvert le fichier numérique sur son ordinateur. « Je l’ai projeté avec mon vidéoprojecteur sur le bâtiment en face de chez moi », raconte l’artiste.

Le thème d’Icare, un sujet contemporain

« Je n’exclus pas de le faire avec d’autres œuvres, mais pour l’instant, avec le télétravail, je n’ai pas le temps de plancher sur de nouveaux projets », témoigne Gaspard Lieb. Il a déclaré sur sa page Facebook réaliser du « street art de confinement » et ainsi s’adapter aux circonstances. Le dessinateur estime que « La Chute » et le thème d’Icare sont particulièrement d’actualité an pleine pandémie de Covid-19.

« La Nature aujourd’hui se rappelle à nous, et nous renvoie à nos propres limites », analyse l’artiste. « La technique nous sauvera du coronavirus grâce à la recherche d’un vaccin, mais cela ne sera pas le cas pour le problème de l’exploitation globale de la nature », conclut-il.