Coronavirus : Les médecins du travail vont pouvoir réaliser des tests de dépistage

EPIDEMIE Ils pourront également délivrer des arrêts de travail, ce qui n'était pas autorisé auparavant

20 Minutes avec AFP

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Image d'illustration d'une médecin.
Image d'illustration d'une médecin. — Bastien Louvet/SIPA

La crise du Covid-19 modifie les missions des services de santé au travail. Ces soignants pourront ainsi réaliser des tests de dépistage, et délivrer des arrêts de travail en cas de suspicion de coronavirus, a annoncé le ministère du Travail ce mercredi.

Médecins et infirmiers seront désormais habilités à « procéder à des tests de dépistage », a précisé l’entourage de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. A terme, « l’objectif c’est d’associer les services de santé au travail à une politique de tests plus massifs dans une perspective de sortie de confinement », a-t-il été précisé.

Des équipes à protéger

Les médecins du travail, qui ne pouvaient pas prescrire d’arrêt de travail jusqu’à maintenant, vont être autorisés à le faire « en cas d’infection ou de suspicion d’infection » au coronavirus, selon le texte d’une ordonnance présentée en Conseil des ministres. Tout cela se fera sous la direction et selon un protocole défini notamment par le ministère de la Santé.

Interrogé sur les équipements de protection des médecins ou infirmiers de ces services, l’entourage de Muriel Pénicaud a répondu qu’il « ne savait pas le dire à ce stade » alors que la France connaît une pénurie de masques et en a commandé des millions.

Accompagner et prévenir

Par ailleurs, ces services de santé au travail, représentant environ « 12.000 personnes » selon le ministère, seront « recentrés » sur « les messages de prévention » afin de lutter contre le coronavirus, et sur « l’application des guides de bonne pratique » des différents métiers. Ils pourront aussi « suspendre certaines visites médicales obligatoires » et « privilégier les visites d’embauche et celles des personnes affectées à des postes à risque » notamment.

Selon le texte de l’ordonnance, ils seront aussi chargés de « l’accompagnement des entreprises amenées, par l’effet de la crise sanitaire, à accroître ou adapter leur activité », et ce dans un délai fixé au 31 août 2020.