Coronavirus en Pays-de-la-Loire : Plus de 900 cas et au moins 71 décès, pas de pic brutal « pour le moment »

EPIDEMIE L’Agence régionale de santé a annoncé que 132 patients se trouvaient en réanimation, mardi soir

Julie Urbach

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Un malade pris en charge par le Samu d'Angers
Un malade pris en charge par le Samu d'Angers — S. Salom Gomis/ SIPA

Le virus y circule toujours « intensément » mais la région des Pays-de-la-Loire ne connaît pas d’augmentation brutale de cas « pour le moment ». Voilà en résumé ce qu’observe l’Agence régionale de santé ces derniers jours, à propos de l’épidémie de coronavirus sur le territoire. Mardi soir, dans son bilan quotidien, elle a révélé que le nombre de malades avait dépassé les 900 (contre 852 la veille). L’ARS a également annoncé qu’au total, 71 personnes étaient décédées (âge moyen : 82 ans) des suites du Covid 19. Soit 13 de plus que lundi.

Un chiffre encore faible par rapport à d’autres régions, mais qui est cependant tronqué. Alors que le gouvernement a récemment indiqué qu’il communiquerait sur le nombre décès survenus dans les établissements médico-sociaux, en plus de ceux recensés à l’hôpital, ces données sont encore très floues localement. « Depuis samedi, huit décès seraient survenus dans les Ehpad de la région », indique le directeur Jean-Jacques Coiplet, qui appelle à prendre ces chiffres avec des pincettes. L’ARS a promis que ces données seront consolidées d’ici à jeudi.

Etat « stable » pour les patients venus du Grand Est

Mardi, 132 personnes, dont la moyenne d’âge est de 65 ans, se trouvaient dans un service de réanimation. « Chaque jour, nous avons 10, 15 ou 20 patients en plus, observe Jean-Jacques Coiplet. C’est un indicateur important qui nous fait dire que la courbe est moindre que celle d’autres régions. Il faut cependant continuer à anticiper pour se préparer au pire. » Parmi ces patients se trouvent toujours les vingt personnes venues du Grand Est par TGV médicalisé jeudi dernier. « Leur état de santé est stable mais nécessite de les maintenir en réanimation », indique le directeur de l’ARS.