Coronavirus : La Polynésie française passe sous couvre-feu

MESURES Pas de décès à déplorer encore dans les archipels mais les autorités locales prennent leurs précautions

20 Minutes avec AFP

— 

Le président de la Polynésie française, Edouard Fritch. (archives)
Le président de la Polynésie française, Edouard Fritch. (archives) — GREGORY BOISSY / AFP

Les cinq archipels de  Polynésie française sont passés sous couvre-feu vendredi soir (samedi à Paris) pour lutter contre l’épidémie de coronavirus, sur une décision du haut-commissariat de la République. Jusqu’au 15 avril, aucun Polynésien et aucune Polynésienne n’est autorisée à quitter son domicile entre 20 heures et 5 heures du matin, à l’exception des professions indispensables, comme les pompiers et pompières, les forces de l’ordre ou les soignants et soignantes.

En journée, le confinement se poursuit de manière plus stricte. La gendarmerie va limiter les interactions entre la zone urbaine et la zone rurale de Tahiti, cette dernière n’étant pas contaminée. Il n’y a pas eu de nouveau cas détecté de Covid-19 vendredi en Polynésie. La collectivité ne compte aucun décès de cette maladie, et les 30 cas avérés sont concentrés sur la zone urbaine de Tahiti, sauf trois patients détectés sur l’île voisine de Moorea.

Des respirateurs commandés

Pour maîtriser l’épidémie, le gouvernement local a suspendu les liaisons aériennes inter-îles, ainsi que les vols internationaux. Les seuls avions autorisés à voler sont ceux qui assurent les évacuations sanitaires, ou qui acheminent du matériel médical. La Polynésie a commandé des milliers de gants et de masques de protection, une dizaine de milliers de tests de Covid-19, ainsi que des respirateurs.

Le centre hospitalier, à Tahiti, compte quarante lits de réanimation équipés de respirateurs, mais le ministère de la Santé veut aussi en doter les petits hôpitaux des archipels. Seuls quelques SDF réfractaires au confinement continuent à déambuler en ville. Ils sont déjà une centaine à être confinés dans deux gymnases et un lycée de Papeete, le poumon économique tahitien, où presque toute activité a cessé.