EPR de Flamanville : Un nouveau décret repousse jusqu’en 2024 le délai de mise en service

CHANTIER Le décret initial prévoyait le chargement du combustible nucléaire avant avril 2020

20 Minutes avec AFP

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Des employés du chantier de l'EPR de Flamanville à l'intérieur de la structure, en 2016.
Des employés du chantier de l'EPR de Flamanville à l'intérieur de la structure, en 2016. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Le délai maximal de mise en service de l'EPR de Flamanville (Manche) a été repoussé par un décret paru ce vendredi au Journal officiel. Le chantier de ce réacteur nucléaire nouvelle génération accumule les retards depuis son lancement.

La création du réacteur de nouvelle génération avait été autorisée par un décret du 10 avril 2007, qui prévoyait alors un délai maximal de treize ans pour le chargement du combustible nucléaire. Ce délai aurait par conséquent été atteint en avril prochain.

Des problèmes de soudures

Le nouveau décret publié ce vendredi « porte à dix-sept ans, au lieu de treize, le délai de mise en service de l’installation nucléaire de base dénommée Flamanville 3 », indique le texte signé par le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne.

« Cela nous permet de bénéficier de marges administratives supplémentaires par rapport au planning industriel », a réagi EDF, interrogé par l’AFP. Le chantier, marqué par de nombreux surcoûts et retards, a dernièrement souffert de problèmes de soudures qui contraignent EDF à des travaux complexes de réparation. Alors que le réacteur devait initialement entrer en service en 2012, EDF vise désormais un chargement du combustible nucléaire à la fin 2022.