Coronavirus à Toulouse : Rébellion, « récidive », PV… Les contrôles de confinement se multiplient

VOTRE DEROGATION SVP A Toulouse, la police multiplie les contrôles de confinement. Certains se terminent en garde à vue

H.M.

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Un contrôle de confinement le 26 mars 2020 à Toulouse.
Un contrôle de confinement le 26 mars 2020 à Toulouse. — A. Boissière - DDSP31

Aux grands maux, les grands moyens. Ce jeudi matin à Toulouse, au jour 10 du grand confinement pour cause de coronavirus, les polices municipale et nationale ont conjointement procédé à un vaste contrôle des habitants en vadrouille du côté du quartier Arnaud-Bernard, en centre-ville. Piétons, cyclistes, passagers des bus, automobilistes, quelque 300 personnes ont été priées de produire leur fameuse dérogation. Seul le ministère de l’Intérieur communique sur le nombre de verbalisations mais selon nos sources une trentaine de PV à 135 euros ont été distribués. En particulier à ceux qui n’avaient aucun document et vivent tellement confinés qu’ils ignoraient apparemment qu’il en fallait un.

La direction départementale de la sécurité publique (DDSP) indique que des contrôles de ce type sont menés jour et nuit, dans le métro et toute l’agglomération. Certains tournent immanquablement au vinaigre. Mardi soir, la brigade spécialisée de terrain (BST) du Mirail a intercepté dans le quartier de la Fourguette deux jeunes, de 19 et 23 ans, à scooter. Sans casque et sans dérogation. Ils ont insulté les policiers et ont tenté de les frapper. Ils ont fini confinés en cellule de garde à vue.

Le même soir à Tournefeuille, un homme a réussi l’exploit d’être verbalisé deux fois en deux jours. Pour lui, la douloureuse a grimpé jusqu’à 1.500 euros.