VIDEO. Coronavirus à Strasbourg : Les premiers patients embarqués dans le TGV médicalisé en direction des Pays-de-la-Loire

SANTÉ Pour soulager les hôpitaux alsaciens, 20 patients gravement atteints par le Covid-19 ont embarqué jeudi matin à Strasbourg dans un TGV médicalisé

C.Mo. avec AFP

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Dans chaque voiture, un médecin anesthésiste-réanimateur, un interne, un infirmier anesthésiste et trois infirmiers.
Dans chaque voiture, un médecin anesthésiste-réanimateur, un interne, un infirmier anesthésiste et trois infirmiers. — J. Groissard / Ministère de l'intérieur
  • Vingt patients gravement atteints doivent être transférés vers des hôpitaux des Pays-de-la-Loire, Angers, Le Mans, Nantes, la Roche-sur-Yon.
  • Les patients devaient être installés dans cinq voitures, à raison de quatre par salle basse, celles du haut étant dévolues à la circulation des matériels et des personnels soignants.
  •  Dans les hôpitaux du Grand-Est, où 506 personnes ont déjà trouvé la mort à cause du coronavirus

C’est une opération sans précédent en Europe. L’embarquement de patients alsaciens contaminés par le coronavirus à bord du TGV médicalisé qui doit les évacuer vers des hôpitaux des Pays-de-la-Loire a débuté jeudi vers 8h30.

Les vingt patients gravement atteints doivent être transférés vers des hôpitaux des Pays-de-la-Loire, Angers, Le Mans, Nantes, la Roche-sur-Yon.

Quatre patients par voiture

Les premières ambulances sont arrivées peu après 6h sur le quai 1 de la gare de Strasbourg où stationne depuis mercredi soir le TGV Duplex médicalisé. Un ballet d’ambulances a alors débuté avec le personnel soignant en surcombinaisons s’affairant autour des véhicules. Puis, vers 8h30, les premiers patients ont été acheminés sur des civières et embarqués dans le TGV.

Les patients devaient être installés dans cinq voitures, à raison de quatre par salle basse, celles du haut étant dévolues à la circulation des matériels et des personnels soignants, a précisé la direction générale de la Santé (DGS). Dans chaque voiture, une équipe médicale constituée d’un médecin anesthésiste-réanimateur, d’un interne, d’un infirmier anesthésiste et de trois infirmiers sera présente, selon la DGS.

Une cinquantaine de soignants

Ces soignants sont issus des CHU de Nantes et d’Angers ainsi que de l’AP-HP Paris, tandis que le Samu de Paris coordonne la manœuvre. Environ 50 soignants et logisticiens participent au voyage. Une rame classique a été accouplée à la rame médicalisée, afin de faire face à de possibles aléas, comme une collision avec du gibier.

Déclenchée pour soulager une des régions de France les plus touchées par la pandémie et ses hôpitaux saturés, cette opération pourrait être amenée à se répéter. Afin de soulager les hôpitaux du Grand-Est, où 506 personnes ont déjà trouvé la mort à cause du coronavirus, plusieurs opérations d’évacuation de patients ont précédemment été conduites par un Airbus de l’Armée de l’air vers d’autres hôpitaux en France, une première également. D’autres ont été organisées par hélicoptère vers des pays limitrophes, notamment l’Allemagne.

Autre première, là encore à Mulhouse : un hôpital militaire de campagne, visité mercredi par Emmanuel Macron, a été déployé cette semaine au pied de l’hôpital civil afin de prendre en charge une trentaine de ses patients.