Coronavirus : Entre 100 et 150 Ehpad d’Ile-de-France touchés par l’épidémie

SANTE Il n’existe néanmoins aucun chiffre sur la situation précise dans ces établissements, a indiqué le président de la Fédération hospitalière de France

20 Minutes avec AFP
Emmanuel Macron s'est rendu début mars dans un Ehpad.
Emmanuel Macron s'est rendu début mars dans un Ehpad. — Ludovic Marin / POOL / AFP

Des estimations qui font froid dans le dos. Entre 100 et 150 Ehpad d’Ile-de-France, sur les 700 que compte la région, seraient déjà touchés par l' épidémie de coronavirus, a estimé ce mercredi, sur franceinfo, le président de la Fédération hospitalière de France, Frédéric Valletoux. Mais « on n’a pas de chiffres agrégés » sur les personnes touchées par le coronavirus dans les Ehpad et « on ne sait pas exactement quelle est la situation réelle », a-t-il poursuivi.

« On ne sait pas aujourd’hui mesurer l'étendue des dégâts dans les maisons de retraite, il faut avoir la lucidité de le dire », a insisté Frédéric Valletoux, évoquant « une zone d’ombre ». Néanmoins, « on a des témoignages de situation très tendue », a-t-il ajouté. Plusieurs dizaines de décès ont été signalés ces derniers jours dans des Ehpad, touchés de plein fouet par l’épidémie, malgré une réclusion stricte des résidents. A ce stade, aucun bilan global des victimes n’a été communiqué par les autorités pour ces établissements.

« C’est une situation de crise »

« Les deux principaux lieux de décès sont l’hôpital et les Ehpad », a toutefois souligné mardi le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, en annonçant la mise en place d’un « suivi quotidien de la mortalité » dans les établissements pour personnes âgées « dans les tout prochains jours ». Pour Frédéric Valletoux, « c’est une situation de crise », notamment « pour les familles », privées de visites à leurs parents âgés. « Il faut leur donner l’information, il faut les rassurer en leur disant que toutes les mesures sont prises », a-t-il jugé.

Le président de la FHF a aussi appelé à équiper correctement et au plus vite les équipes « qui prennent en charge » les résidents. « Aujourd’hui, il y a une urgence, ce sont les mesures de protection pour les personnels (…) Clairement, ça tarde à arriver sur le terrain », a-t-il regretté.