Coronavirus : La qualité de l’air n’a jamais été aussi bonne en Ile-de-France depuis 40 ans

RESPIRE Airparif a relevé une amélioration de la qualité de l'air de l'ordre de 20 à 30% dans l'agglomération parisienne

20 Minutes avec AFP

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La qualité de l'air n'a jamais été aussi bonne (Illustration).
La qualité de l'air n'a jamais été aussi bonne (Illustration). — PHILIPPE LOPEZ / AFP

C’est peut-être l’un des rares effets positifs de la pandémie de coronavirus que la France traverse actuellement : les mesures de confinement ont permis une nette amélioration de la qualité de l’air dans l’agglomération parisienne, selon un premier bilan d’Airparif publié mercredi. Sur la semaine du 16 au 20 mars, comparé à d’autres mois de mars, Airparif a relevé « une amélioration de la qualité de l'air de l’ordre de 20 à 30 % dans l’agglomération parisienne, consécutive à une baisse des émissions de plus de 60 % pour les oxydes d’azote », selon un communiqué.

« Malgré une augmentation du chauffage résidentiel, cette baisse est liée en grande partie à la forte diminution du trafic routier et aérien », avec la mise en place du confinement depuis mardi midi. « Le long des axes de circulation, cet impact peut être encore plus important », relève l’association de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France. Les niveaux de mesure rejoignent ceux d’habitude enregistrés dans les parcs. « En 40 ans de mesure d’Airparif, cette situation n’est jamais arrivée de manière aussi importante et sur autant de stations ».

L’amélioration moins visible pour les particules fines

Concernant les particules fines (PM10 et PM2,5), l’amélioration n’a pas été aussi visible car elles « sont issues de davantage de sources ». « La diminution du trafic n’a pas compensé l’augmentation liée au chauffage résidentiel et au maintien des activités agricoles, conjugués à une météorologie printanière favorable à la formation de particules observée dans plusieurs régions avoisinantes », détaille Airparif. Le NO2 peut causer une inflammation importante des voies respiratoires, tandis que la pollution aux particules fines peut induire sur le long terme des maladies chroniques, respiratoires ou cardiovasculaires ou des cancers du poumon.

« Autre bonne nouvelle, cette baisse des polluants de l’air s’accompagne d’une baisse du dioxyde de carbone (CO2), gaz à effet de serre » responsable du réchauffement climatique, précise Airparif.