Coronavirus : Les fêtes religieuses d’avril « sans rassemblement », prévient Macron

CORONAVIRUS La semaine sainte et le week-end de Pâques pour les chrétiens tombent du 6 au 12 avril, avant le lundi de Pâques le 13. Les fêtes de Pessah, la Pâque juive, sont prévues du 8 au soir au 16 avril et le ramadan doit débuter autour du 24 avril

20 Minutes avec AFP

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Les fêtes religieuses d'avril devront se passer sans rassemblement.
Les fêtes religieuses d'avril devront se passer sans rassemblement. — ROMAIN DOUCELIN / SIPA/SIPA

La religion à l’épreuve du coronavirusEmmanuel Macron a prévenu lundi les représentants des cultes, réunis par audioconférence, que les fêtes d’avril (Pâques juive et chrétienne, début du ramadan) devront se faire « sans rassemblement », ont indiqué à l’AFP plusieurs participants.

« Toutes les fêtes religieuses arrivent en avril. Le président a eu un langage de vérité : les fêtes, compte tenu de la situation actuelle, ne peuvent pas s’organiser comme cela se fait habituellement », ont déclaré à l’AFP le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Mohammed Moussaoui, et François Clavairoly (Fédération protestante de France), qui participaient aux échanges. L’Elysée a confirmé à l’AFP que le président leur avait demandé de « se préparer à célébrer ces grandes fêtes dans un cadre différent ».

La semaine sainte et le week-end de Pâques pour les chrétiens tombent du 6 au 12 avril, avant le lundi de Pâques le 13. Les fêtes de Pessah, la Pâque juive, sont prévues du 8 au soir au 16 avril et le ramadan doit débuter autour du 24 avril. « Il faut voir comment on arrive à faire quelque chose qui ait du sens », a affirmé le président de la Conférence des évêques de France Eric de Moulins-Beaufort. « Nous allons travailler cette semaine pour annoncer des choses en début de semaine prochaine », a-t-il assuré.

Cellule d’écoute

Selon l’Elysée, les participants sont aussi convenus de la « création d’une cellule d’écoute, à la disposition des soignants pour orienter les familles ou les personnes les plus isolées ou démunies à la gestion de la maladie ». Ce serait « un outil plus restreint qu’un numéro vert, où des associations pourraient effectuer des permanences téléphoniques et où seraient dirigées des personnes en difficulté pour avoir un soutien moral voire spirituel, en fonction de leur croyance ou sensibilité ou obédience. »

Le président « a demandé au ministère de l’Intérieur de lui faire une proposition rapide en ce sens pour proposer un outil simple et facilement utilisable pour les familles », selon l’Elysée. Emmanuel Macron s’est voulu aussi rassurant sur le fait qu’il n’était pas question que la crémation se généralise pour les personnes décédées du Covid-19. « Le président a dit qu’aucune directive n’avait été donnée aux préfets en ce sens », il y a eu des maladresses de langage dans quelques situations, le malentendu est dissipé », a indiqué l’Elysée. La crémation est proscrite dans la tradition musulmane.

A également été abordée la gestion par les collectivités locales des espaces funéraires, sachant qu’il incombe aux maires de prendre les dispositions nécessaires pour les places dans les cimetières. « Des carrés [musulmans] arrivant à saturation, nous craignons de manquer de place, dans les jours à venir, s’il devait y avoir un pic », a expliqué Mohammed Moussaoui.