Coronavirus : Les policiers autorisés à porter des masques lors des contrôles

SÉCURITÉ La police a reçu une note indiquant que « lorsque les circonstances de l’action de police l’exigent, le port du masque est autorisé »

20 Minutes avec AFP

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Une policière contrôle une passante devant le gare Montparnasse à Paris, le 21 mars 2020.
Une policière contrôle une passante devant le gare Montparnasse à Paris, le 21 mars 2020. — Francois Mori/AP/SIPA

Les policiers ne seront finalement pas interdits de masques. Selon une note envoyée à tous les policiers de France et consultée par nos confrères du Parisien, Jean-Marie Salanova, le directeur central de la sécurité publique, indique que « sans que cela soit généralisé, lorsque les circonstances de l’action de police l’exigent, le port du masque est autorisé afin de préserver l’intégrité des personnels ». Cette même note précise que chaque équipage doit disposer d’un jeu de masque et de gants à bord de son véhicule.

Reste à savoir comment les policiers pourront se procurer des masques, aujourd’hui en pénurie. Une « réflexion » aura lieu mardi, pour « envisager une extension de la distribution des masques à d’autres professions que les soignants » a annoncé ce samedi le ministre de Santé, Olivier Véran.

Le droit de retrait évoqué par des syndicats

Depuis mardi, 100 000 policiers et gendarmes sont mobilisés pour faire respecter le confinement. Christophe Castaner avait par ailleurs affirmé jeudi sur Europe 1 qu’ils ne courraient pas de « risque » lors du contrôle des attestations de déplacement. Ce dernier les avait invités à respecter les « gestes barrières », recommandant d’éviter de prendre un document qui peut être « porteur du virus » dans les mains.

Jusqu’ici sommés de ne pas en porter, des policiers avaient menacé d’exercer leur droit de retrait. « On ne peut pas prendre des mesures de confinement et envoyer les policiers au contact de la population sans protection, expliquait il y a quelques jours Grégory Joron, secrétaire national du syndicat Unité SGP police-FO. Le risque existe pour les agents, mais aussi pour la population. Imaginons un policier qui contrôle 300 personnes dans la journée. S’il est porteur sain, même s’il n’a pas de symptômes du coronavirus, il peut quand même contaminer beaucoup de gens. Les policiers peuvent potentiellement être des vecteurs de propagation du virus. Ils veulent effectuer leurs missions, mais en étant protégés. »

« L’interdiction de nous protéger est un scandale ! », s’était de son côté insurgé le syndicat de policiers Unsa. « Nous ne sommes pas des super-héros (…) Aller à la guerre sans arme, c’est une hécatombe ».