Coronavirus à Montpellier : Les papas sont toujours acceptés en salle des naissances, pas en suite de couche

CORONAVIRUS Afin de limiter les risques de propagation du coronavirus, notamment pour les femmes enceintes et les nouveau-nés, l’accès à la maternité du CHU de Montpellier est limité mais toujours autorisé pour un accompagnant en salle de travail

Jérôme Diesnis

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Illustration d'une maternité.
Illustration d'une maternité. — H. menal
  • L’accès à la maternité est accessible aux accompagnants au CHU de Montpellier en salle des naissances, mais pas en suite de couche.
  • L’établissement s’attend à un afflux considérable de patients atteints du coronavirus et veut limiter au maximum la propagation du Covid-19.
  • A Nîmes, le CHU autorise encore la présence d’un accompagnant, mais avec des conditions de sécurité drastiques.

EDIT : Contrairement à ce qui a été indiqué vendredi lors d'une vidéoconférence de presse avec les responsables du CHU, les papas sont toujours acceptés en salles de naissance à la maternité du CHU de Montpellier. La mesure concerne leur présence en suite de couche (après l'accouchement).

Les futurs pères peuvent toujours assister à la naissance de leurs enfants en salle d'accouchement. Mais ne sont pas admis en suite de couche. C’est l’une des conséquences de la montée au niveau 2 du plan blanc au CHU de Montpellier. « Toutes les grossesses suivies sont accueillies à la maternité, explique le professeur Vincent Le Moing, responsable du service des maladies infectieuses et tropicales au CHU. L’accès à l’hôpital est considérablement restreint afin de protéger l’établissement et les patients que nous accueillons de la propagation du coronavirus ».

Les mesures pour le personnel de la maternité sont également rigoureuses. « Toutes les personnes qui présentent le moindre signe d’infection se mettent immédiatement en éviction avant même d’avoir pratiqué le test et de savoir s’ils sont porteurs du coronavirus ».

Autorisé à Nîmes mais avec des mesures drastiques

D’autres établissements de la région acceptent la présence d’un accompagnant en salle d’accouchement. C’est le cas au CHU de Nîmes, mais avec une sécurité décuplée. « Un seul accompagnant (père ou autre) est autorisé à entrer en salle d’accouchement, avec port de masque, dès la phase du travail confirmée et jusqu’à la sortie de salle de naissance, deux heures après l’accouchement », détaille l’établissement.

Les mesures de protection y sont particulièrement drastiques. L’accès en service d’hospitalisation maternité est interdit pour les accompagnants, ainsi que les allées et venues avec la salle d’accouchement. L’accompagnant fait par ailleurs l’objet d’une prise de température. En cas de fièvre, l’accès à la maternité lui est interdit.

Téléconsultations favorisées pendant la grossesse

A Nîmes, où les téléconsultations sont favorisées pendant la grossesse pour limiter les déplacements et les risques de contagion, chaque patiente bénéficie d’une chambre individuelle pour éviter tout risque d’interaction. « Nous avons tout mis en œuvre pour accueillir les patientes et les nouveau-nés dans des conditions optimales. (…) Dans ce contexte, nous comptons également sur l’implication de l’ensemble des structures et des professionnels de santé ville hôpital afin de maintenir un suivi et une prise en charge optimale à toutes les étapes du parcours des patientes. Condition qui permettra, entre autres, d’éviter les écarts aux bonnes pratiques de sécurité », indiquent les professeus Renaud de Tayrac, chef de service de gynécologie obstétrique et Vincent Letouzey, gynécologue obstétricien du CHU de Nîmes.